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  • Trump, Obama et leur bataille avec le blob (1)

    Cet article publié par M. Gideon Rachman a paru dans le Financial Times du 3 décembre 2019. Traduit librement de l'anglais par votre blogeuse.

    "Les deux hommes détesteraient cette idée. Mais sous certains aspects, la politique étrangère de Donald Trump et Barack Obama se ressemble de manière frappante.
    Les styles complètement différents des deux présidents ont déguisé la continuité sous-jacente de leur attitude face au monde. Mais en regardant la substance plutôt que le style, les similarités sont impressionnantes.
    M. Obama et M. Trump ont tous deux cherché à désengager les Etats-Unis du Moyen-Orient – une politique qui a entraîné beaucoup de désapprobation dans les milieux institutionnels de Washington, - groupe étant appelé avec dérision « le blob » dans la Maison Blanche d’Obama. Lorsqu’ils se sont retirés du Moyen-Orient, les deux présidents se sont concentrés sur l’Asie. M. Obama s’est efforcé de se tourner vers l’Asie, comme étant la signature de sa politique étrangère de la période dans laquelle il était en fonction. De même, M. Trump a joué ses deux plus grands rôles de politique étrangère en Asie, par sa guerre commerciale avec la Chine et ses négociations nucléaires avec la Corée du Nord. La plus grande méfiance vis-à-vis de la Chine et les soucis croissants relatifs au programme nucléaire coréen ont été également les thèmes des dernières années du mandat présidentiel d’Obama.
    Les deux Présidents ont chacun fait appel à un électorat profondément las de la guerre. Il en est résulté que M. Obama et M. Trump ont essayé de réduire l’engagement militaire des Etats-Unis de telle manière qu’ils ont alarmé non pas seulement le groupe de « la tache » mais aussi les alliés des Américains.
    Ce souci souligne un malaise alors que l’OTAN s’est réuni pour un sommet en Grande-Bretagne lors de la semaine du 2 décembre 2019 (2). Le mécontentement émis par M. Trump sur l’OTAN est souvent dépeint comme sortant fortement des normes américaines. Mais c’est le secrétaire de la défense de M. Obama, Robert Gates, qui avait mis en garde en 2011 que le futur de l’Alliance deviendrait sombre si les Européens continuaient à compter sur les Américains pour leur sécurité.
    Les similarités entre les instincts des deux présidents sont devenues plus perceptibles depuis que M. Trump a renvoyé en septembre le belliciste John Bolton, son conseiller pour la sécurité nationale. La discorde cruciale entre M. Trump et M. Bolton concernait le vif désir de poursuivre les négociations avec l’Iran, la Corée du Nord et les Talibans en Afghanistan. Le va-t’en-guerre M. Bolton était atterré. Mais M. Trump est déterminé à aller de l’avant. Il en résulte qu’après cette phase guerrière « de feu et de fureur » M. Trump continue aujourd’hui sa stratégie de « diplomatie d’abord » qui rappelle fortement celle de M. Obama.
    Une prudente politique étrangère conduit inévitablement à des conflits avec le « blob » - M. Obama a été attaqué pour sa « faiblesse » et M. Trump a reçu un coup de semonce pour son « isolationnisme ». Le débat relatif à l’Afghanistan illustre ce point. M. Obama et M. Trump sont tous deux arrivés à la Présidence étant très sceptiques quant à une implication militaire continue. Les deux présidents ont été alors persuadés d’envoyer plus de troupes – pour ensuite les retirer à nouveau, plus tard dans leur mandat.
    Le fait que deux frappes aériennes aient été annulées souligne que chacun des présidents a été prudent. La décision de dernière minute de M. Obama en 2013 pour annuler un bombardement sur la Syrie dont l’intention était de punir le Président Bashar al-Assad pour son usage d’armes chimiques a été dénoncé par l’establishment de Washington. Quand M. Trump a ordonné des frappes aériennes sur les cibles du régime d’Assad, en réponse à une autre attaque chimique, il a reçu des louanges bipartisanes à Washington pour corriger l’ « erreur » de M. Obama.
    Mais ces raids n'étaient que des gestes isolés qui n’ont rien fait pour changer la trajectoire de la guerre en Syrie. Plus récemment, M. Trump a pris aussi une décision de dernière minute, celle d’ignorer ses conseillers et annuler une frappe aérienne, cette fois, dirigée vers l’Iran, après avoir hésité fortement sur la quantité de pertes possibles militaires.
    La réticence de M. Trump d’attaquer l’Iran était significative. Elle souligne le fait que sa rhétorique de gros dur déguise une solide préférence pour la diplomatie plutôt que la force. Le fait que M. Trump et M. Obama soient arrivés à la même politique de retrait du Moyen Orient est crucial – étant donné que la région a longtemps dominé la politique étrangère américaine.
    Sur d’autres questions, cependant, il existe d’importantes différences entre les deux présidents. M. Obama croyait en l’importance d’accords internationaux, alors que M. Trump en est hautement sceptique. Il a sorti les Etats-Unis du traité de Paris sur le climat et également d’un certain nombre d’accords internationaux.
    L’ardent protectionnisme de l’administration Trump représente aussi une rupture non seulement avec M. Obama, mais aussi avec toutes les deux présidences depuis 1945. Cependant, M. Trump semble être en phase avec l’esprit du temps. Les principaux candidats pour la nomination démocrate embrassent aussi le protectionnisme et une attitude plus hostile envers la Chine.
    Cette attitude de protectionnisme bipartisane est l’équivalent économique de la convergence Obama-Trump de leur retrait du Moyen-Orient. Les deux politiques sont le produit de la confiance déclinante en l’aptitude des Etats-Unis de sortir victorieux de la compétition économique ou militaire avec ses rivaux étrangers. Il en résulte l’adoption de politiques plus défensives et plus repliées sur elles-mêmes.
    Etant donné que les camps de Trump et d’Obama se détestent, il est nécessaire que politiquement et psychologiquement, ils ignorent toute convergence entre leurs politiques étrangères. Mais quand les historiens se souviendront des deux présidences, ils noteront sûrement ces continuités sous-jacentes. A leur manière très différente M. Obama et M. Trump ont réduit leurs engagements globaux et amené les Etats-Unis à jouer un rôle international beaucoup plus modeste."

    (1) le blob (la tache) : poignée de membres fondateurs de la politique extérieure de Washington
    (2) phrase changée pour faire correspondre les dates à votre lecture d'aujourd'hui.




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  • POUR VIVRE PLUS LONGTEMPS

    Un sympathique "Bien vivre", encart du Matin Dimanche du 29 décembre dernier, nous incite à manger moins, boire avec modération pour vivre plus longtemps. Il ajoute aussi que si vous souhaitez vivre quelques années, il est bien de se marier, de rester optimiste et de garder son sens de l'humour.
    Il déclare aussi que posséder un chien vous met plus à l'abri d'un accident vasculaire que si vous n'en avez pas. Alors pourquoi ne pas adopter un chien qui vous incitera à vous promener tous les jours? Les refuges n'en manquent pas!

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