11/06/2012

LA FERME DE L'HÔPITAL

Lorsque nous étions petits, nous grimpions le Salève par le chemin de la Ferme de l'Hôpital. Nous nous y arrêtions pour une bienvenue limonade et peut-être même plus.... Aujourd'hui, ce restaurant appartient aux fins becs.
Voici ce qu'on lit sur son site:

"Comme son nom l'indique, la Ferme de l'Hôpital faisait partie autrefois du patrimoine de l'établissement de soins du canton de Genève, qui, dès 1535, regroupait les 7 hôpitaux de la ville et devenait alors une entreprise autonome à laquelle des mouvements religieux octroyaient certains biens.

La ferme apparaît dans le livre de compte de l'hôpital en 1674, mentionnant l'achat de vaches, approvisionnement en lait, légumes, œufs... mais les employés s'occupaient plus particulièrement du vignoble ; "les Blancs de Bossey" devinrent très appréciés des palais de l'époque, et quelques années plus tard, ils entreront dans la fabrication du "vin clairet" de Genève. Les vignes disparaîtront vers 1980.

En 1860, année de l'annexion de la Savoie par la France, l'Hôpital vend la ferme aux époux Besson, fondateurs de l'auberge, qui, après quatre siècles d'existence, porte toujours le même nom."

En avez-vous goûté la cuisine exquise?

Peut-être, mais avez-vous songé à ce que ce lieu signifie: la réunion de gourmands suisses et français!

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01/09/2009

Il était une fois nos casques verts et les actions de l'ONU pour la protection de l'environnement

Dans le cadre du Women's World Summit, le rôle de l'Etat de Genève sur le plan environnemental dans le cadre des actions menées à l’étranger lors des catastrophes écologiques avait été présenté. Quelques passages du texte  lu sont reproduits ci-dessous, avec un ajout pour les dernières missions:  

Historique[1]

En 1992, près du lac de Mojkovac au Monténégro une digue de terre qui soutenait un dépôt contenant des boues toxiques extraites de mines de plomb menaçait de rompre à la suite d’inondations. Pour la première fois sur le plan environnemental, une coopération a été mise en place entre l’ONU et le canton envoya son écotoxicologue, notre premier "casque vert", prélever et analyser ces boues; elles auraient empoisonné la rivière Tara, affluent du Danube si des mesures urgentes de renforcement de la digue n’avaient été prises à temps. Un des conseils du spécialiste était de prévoir un plan d’assainissement.

Dans la même région du monde, une consultation a été demandée sur une pollution au cyanure qui provenait de la mine Arul à Baia mare en Roumanie et qui touchait les rivières de Samos et Tisza, tributaires du Danube. La question était de neutraliser la substance, puis de faire organiser de l’aide en fonction des besoins.

En février 98, une mission organisée s’est déroulée à Iargara en Moldavie où d’importantes pollutions de pétrole avaient été signalées.

En  juin 1998, des conseils ont été réclamés pour la pollution de cyanide de sodium qui s'épandait dans des canaux d’irrigation et sur 42 hectares de champ, ceci au Khirgistan.

En avril 2000, deux experts ont été envoyés en mission de reconnaissance et de conseil à Skhirat près de Rabat, relative à la pollution d'une nappe phréatique par des hydrocarbures légers. Un rapport a été transmis à l'ONU et au secrétariat d'Etat marocain avec les recommandations basées sur la recherche accomplie sur le terrain. http://www.reliefweb.int/ochaunep/edr/Morocco.pdf

 

En juillet 2000, la décharge de Payatas, à Quezon City, située à la périphérie de Manille décharge s’est effondrée, provoquant la mort de plus de 200 personnes. Sur demande du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, trois experts ont été évaluer les impacts environnementaux de cette décharge au moyen d’analyses d’échantillons d’eau, d’air et de sol.

 

A Djibouti en mars et juin 2002, 15 conteneurs contenant de l'arséniate de cuivre chrome se sont déversés dans le port. Ils ont pu être évacués avec leurs bacs de rétention sur Addis-Abeba et les terres souillées sécurisées.  La mission a été achevée par le commandant du port. A noter qu'un bon docteur de chez nous a remué ciel et terre pour faire acheminer des médicaments gratuits à celles et ceux qui avaient été plus qu'incommodés par cette pollution. http://www.reliefweb.int/ochaunep/edr/Djibouti2.pdf

 

Le rôle de Genève

C'est ainsi que l’unité environnement UNEP/OCHA a fait appel à des experts de notre canton pour ces missions qui se sont déroulées entre 1992 et 2002. Le mandat impliquait un travail de terrain sur les lieux de l’accident, prendre des échantillons de l’endroit infecté, soit de la terre, de l’eau, de la végétation, des déchets, des substances chimiques, d’identifier les besoins pour une assistance internationale, conseiller les autorités locales des actions d’urgence, analyser des échantillons et préparer un rapport de synthèse, les résultats de l’analyse des échantillons ainsi que des recommandations sur les mesures à prendre sur le plan local et international.  Les consultations se sont faites aussi par téléphone, par l’entremise du groupe commun UNEP/OCHA (Office for the coordination of humanitarian affairs). Et pour les spécialistes? Ce travail de terrain leur a permis d'acquérir des techniques applicables sur notre canton dans tous les cas de pollutions environnementales.



[1] Philippa de Roten « Casque vert genevois au Monténégro, Journal de Genève, lundi 28 décembre 1992, p. 14.

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