03/11/2014

"HOMÈRE EST MORTE"

Merci à Lorette Coen d'avoir écrit une magnifique page sur ce livre (Le Temps du 1er novembre 2014). Cet hommage à toutes les mères (Albert Cohen l'avait si bien ressenti et écrit) semble nous porter vers l'infinitude de leur amour.

06/04/2014

L'AMITIÉ

Fameux extrait d'une lettre écrite par Albert Camus à René Char, le 17 septembre 1957 :

" Plus je vieillis et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d'aujourd'hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu'on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime. A la fin, on mourrait de chagrin, littéralement. Et il faut que nous vivions, que nous trouvions les mots, l'élan, la réflexion qui fondent une joie, la joie. Mais c'est ainsi que je suis votre ami, j'aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours."

Merci Soraya d'avoir partagé.

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19/11/2013

"MON ARBRE"

Voici un beau poème de Francis Ponge sur ce sujet:

Mon arbre dans un siècle encor malentendu,
Dressé dans la forêt des raisons éternelles
Grandira lentement, se pourvoira de feuilles,
A l'égal des plus grands sera tard reconnu.

Mais alors, il fera l'orage ou le silence,
Sa voix contre le vent aura cent arguments,
Et s'il semble agité par de nouveaux tourments,
C'est qu'il voudra plutôt se débarrasser de son trop de science.

10/06/2013

LES CHEVAUX ÉCUMANTS....

Elle a écrit:
"l'homme occidental a une propension colossale à la haine de soi: l'imaginaire collectif miné de guerres et de haines idéologiques et aussi la loyauté envers ceux qui ont souffert le retienne de vivre.
Souvent l'égoïsme n'est que le deuil hargneux du respect de soi.
Or la loi de l'âme est radicale: si je ne suis pas proche de moi, je ne le serai de personne et personne ne pourra m'approcher .... Car l'autre reçoit aussitôt, et même si je crois l'aimer, le reflet radioactif de ma haine de moi-même.
....
L'amour de soi - qui est le fondement de l'amour - est une expérience bouleversante....Il ne s'agit pas de l'amour porté à cette personnalité que j'ai réussi à construire. C'est une grande sympathie que j'éprouve pour elle tout au plus. Non, l'amour s'ancre ailleurs. Il s'ancre d'abord dans la stupéfaction d'être vivant et étrangement dans l'expérience du corps". (Christiane Singer: n'oublie pas les chevaux écumants du passé).

Ceci après avoir lu avec stupéfaction les résultats du vote sur le durcissement de la loi sur l'asile: la haine de soi mène à la haine de l'autre.

Merci Dounia de nous avoir fait découvrir ce texte.


06/08/2012

L'HOMME QUI RAPPELLE LES MORTS A LA VIE

« Dans ce temps parut un homme, qui vit encore, et qui est doué d’une grande puissance : son nom est Jésus-Christ. Ses disciples l’appellent Fils de Dieu ; les autres le regardent comme un prophète puissant. Il rappelle les morts à la vie ; il guérit les malades de toute espèce d’infirmités et de langueurs. Cet homme est d’une taille haute et bien proportionnée ; sa physionomie est sévère et pleine de vert, de façon qu’à le voir, on puisse l’aimer et le craindre aussi. Ses cheveux ont la couleur du vin, et, jusqu’à la naissance des oreilles, sont droits et sans éclat ; mais des oreilles aux épaules, ils brillent et se bouclent. A partir des épaules, ils descendent dans le dos distribués en deux parties, à la façon des Nazaréens. Front pur et uni, figure sans tache et tempérée d’une certaine rougeur, physionomie noble et gracieuse. Le nez et la bouche sont irréprochables ; la barbe est abondante, de la couleur des cheveux, et fourchue. Ses yeux sont bleus et très brillants. Pour reprendre et blâmer, il est redoutable ; pour instruire et exhorter, il a la parole aimable et caressante. Sa figure est d’une gravité et d’une grâce merveilleuse. Personne ne l’a vu rire une seule fois, mais on l’a vu plutôt pleurer. Elancé de corps, il a les mains droites et longues, les bras charmants. Grave et recherché dans ses discours, il est sobre de paroles. De figure, c’est le plus beau des enfants des hommes ».

Ce texte dit-on de Publius Lentulus, proconsul en Judée avant Hérode, contemporain de Jésus, envoyé au sénat romain, se trouve dans Fabricius, page 301 du codex apocryphus Novi Testamenti (Hambourg, 1703). La lettre a été d'abord imprimée dans la Vie du Christ de Ludolph le Chartreux (Cologne, 1474).

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22/05/2009

Du tag au tag

Le saviez-vous, qu'un tag pouvait être défini comme .... un taux annuel glissant, une turbine à gas, un trouble anxieux généralisé, un match de basket entre deux équipes de rue, une étiquette, un ornement qui figure sur certaines lettres de l'alphabet hébreu, un mot-clé non-hérarchique assigné à une information, une grammaire d'arbres adjoints (en linguistique) et même..... un graffiti?

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