26/10/2012

PARADOXAL

Etonnant ce monde qui sait fabriquer des implants susceptibles de prévenir des accidents cardiaques (TdG du 26.10.12 p. 5) et qui ne permet pas aux plus pauvres de se nourrir (1 personne sur 8 souffre de la faim) ni de se loger (100 millions de gens à la rue en 2005).

25/10/2012

ADN ADAPTABLE

Quand une abeille change de "travail", son ADN s'adapte.
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/quand...

A lire aussi sur le Temps d'aujourd'hui, un article concernant "la résurrection des virus fantômes", peut-être responsable de cancer. (Tiré de Nature).

14:51 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2012

MILEVA, FEMME EXTRAORDINAIRE

Mileva Maric voit le jour en 1875, en Hongrie. Soutenue par son père, elle obtient à 15 ans une licence spéciale l'autorisant à étudier dans une école de garçons spécialisée en physique et mathématique, matières auxquelles les filles n'ont pas accès à l'époque.
Mileva termine brillamment ses études en obtenant les meilleures notes de l'école en math et en physique et s'inscrit à l'université de Zurich en Suisse, l'une des rares universités acceptant les femmes.
Ils ne sont que 5 à suivre le programme de physique, et 2 à suivre le cours de "Physique théorique", c'est-à-dire elle-même et Albert Einstein.

Partageant la même passion pour la physique, Albert et Mileva entament rapidement une liaison. Tous deux réussissent leur première année, mais Mileva, contre toute attente, change d'université pour suivre les cours du professeur Philip Lenard à l'université d'Heidelberg, lequel applique les maths à la physique.

Mileva en fait part à Albert ; ensemble, ils rédigent un livre de physique quantique, basé sur les cours de Lenard. Ils s'inspirent également des théories de Maxwell, premier physicien à combiner les équations des phénomènes électrique et magnétique.

Ils étudieront ces nouvelles théories par eux-mêmes, l'université de Zurich faisant partie de la "vieille école". Mileva devient l'assistante du professeur Weber, et entame une thèse sur la conductivité thermale (Einstein choisira le même sujet, mais abordé sous un angle différent).
L'année qui suit, Mileva tombe enceinte, échoue en "physique théorique" et abandonne sa thèse et ses études. Pour échapper à la réprobation sociale, elle poursuit sa grossesse en Hongrie. Elle met au monde une fille....Puis elle retourne à Zurich et épouse Einstein; deux fils naîtront de ce mariage. Jamais elle ne reprendra ses études mais elle travaillera avec son mari sur des articles et conférences.
Avec la célébrité, Einstein devient tyrannique et exige d'elle qu'elle se cantonne à son rôle d'épouse; Mileva le quitte, emmenant avec elle ses deux enfants. Pendant des années elle refusera le divorce. Tandis qu'Albert se remarie avec sa cousine Elsa, Mileva se retrouve seule avec son plus jeune fils. Celui-ci souffre de schizophrénie, ce qui contribue à la fragiliser psychologiquement. Ils sont finalement tous deux internés, et elle meurt en 1948, suite à une série d'attaques cérébrales.

Leurs lettres échangées seront retrouvées après la mort d'Einstein. Depuis leur publication en 1987, le milieu scientifique débat de la possibilité que Milena ait contribué aux découvertes d'Einstein, dont le fameux E=mc. Cependant, tous les travaux d'Einstein ont été publié sous son seul nom.

Outre ces lettres, il existe quelques éléments en faveur de cette thèse :
- le fait que les premiers travaux d'Einstein portent sur les thèses de Lenard, professeur avec lequel seule Milena était en rapport ;
- la quantité énorme de travail abattue en 1905 (5 articles, dont 3 de références, qui aboutissent à la formule E=mc) est difficilement imaginable pour une seule personne, certains en voient la preuve de la collaboration de Milena ;
- des microfilms de deux articles originaux aux noms d'Albert Einstein et Mileva Maric, dont le nom fut mystérieusement occulté lors de la publication (mais les originaux ont malheureusement disparu).
Enfin, Einstein disait de Mileva : "Sans elle, je n'aurais jamais commencé mes recherches, et je ne les aurais certainement jamais terminées."

Source: "La femme d'Einstein",
RTBF2, 7 mars 2005 , 20h45. et forum.aufeminin.com

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10/10/2012

LE BUG/LE BOGUE

C’est d'abord l’histoire d'une femme remarquable: Grace Hopper (9 décembre 1906 – 1er janvier 1992).

Titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en mathématiques (en 1934) de l'Université de Yale, sa carrière peu banale lui a valu des surnoms tels que "Grandma Cobol" ou "the Grand Lady of Software" et plus irrévérencieux "la sauterelle", en raison de son nom (grasshopper).

En 1934, elle fut nommée docteur en mathématiques à l’université de Yale et y enseigna les mathématiques. Puis en 1943 à la suite de l’attaque surprise des Japonais sur Pearl Harbor elle s’engagea dans la Marine américaine.

Elle travailla sur les ordinateurs à relais électromagnétiques de la Navy de la série Mark, Mark II et Mark III. Une panne sur le Mark II en 1945 fut produite par un papillon nocturne ou plutôt une mite pris dans un relais et en ayant empêché sa fermeture. L’insecte (bug en Anglais) fut enlevé avec soin et placé dans le journal de bord de l’ordinateur. Cette première anomalie a popularisé l’expression bug ou bogue pour représenter les erreurs dans un programme.

Malgré tout l’intérêt de l’anecdote, il est reconnu que l’expression bug pour décrire une panne ou un défaut de fonctionnement d’un appareil électrique date d’au moins avant les années 1870. Thomas Edison, entre autres, utilisait le mot dans ses notes, probablement au moment de la mise au point du télégraphe. Si l'origine précise du mot est donc incertaine, le rapprochement avec les dysfonctionnements dus à la présence d'un insecte dans le système semble évident.

Le rapport de Grace Hopper se concluait ainsi : "First actual case of bug being found" "c'est le premier cas 'véritable, concret' de bug à avoir été trouvé." Il s'agissait donc d'une remarque ironique, attestant au passage que le sens du mot (bug) était déjà utilisé au figuré pour les pannes et là que de plus le bug avait été provoqué par un bug.

On trouvera dans le dictionnaire Hawkin's New Catéchism of Electricity de 1896 la définition suivante : "le terme bug est utilisé pour désigner tout problème ou erreur dans le fonctionnement d'un appareil électrique."

Une autre explication est alors proposée : aux débuts du télégraphe un des appareils d'émission en morse - avait un scarabée dessiné sur le manipulateur et était d'un maniement délicat. Les débutants qui utilisaient l' "insecte" avaient tendance à introduire des perturbations sur la ligne. Mais ce n’est toujours pas la bonne explication.

Le terme anglais bug vient du français « parasite ». En France, c'était le terme utilisé par les électriciens pour les problèmes de lignes utilisé sous la forme « la ligne est parasitée ». Les parasites sont des insectes qui vivent à nos dépends, puces, punaises etc. Adapté en anglais il est devenu bug et nous est revenu sous sa forme francisée de « bogue ».

La France avait adopté le féminin pour ce mot : une bogue comme pour la bogue de la châtaigne, son enveloppe piquante mais l’Office québécois de la langue française (OQLF) prônait depuis longtemps l’emploi du genre masculin qui finalement l’emporta. Le terme français a été popularisé avec le fameux bogue de l'an 2000 qui, sans avoir entraîné de dysfonctionnement visible majeur, a nécessité beaucoup de travaux de modification des systèmes d'informations dans les années qui ont précédées l’an 2000. Il fut évité magistralement. Les bogues ont des effets qui varient grandement. Quelques-uns peuvent demeurer inconnus pendant longtemps s’ils sont situés dans une procédure rarement utilisée. Quand ils sont déclenchés ils peuvent provoquer un simple incident mineur ou parfois arrêter le logiciel voire rendre instable ou bloquer le système d’exploitation.

Un des bogues les plus spectaculaires connu est celui de la fusée européenne Ariane 5.
Quelques instants après le décollage, elle dut être détruite à cause d'un dysfonctionnement de l'ordinateur de guidage embarqué. Dans ce cas, le terme "bogue" est impropre : en effet, "l'erreur" ne venait pas d’un programme mais a consisté à reprendre à l'identique l'ordinateur et le logiciel utilisé sur Ariane 4 pour la gestion des centrales inertielles de guidage. Ariane 5 étant plus rapide qu'Ariane 4, l’ordinateur a été saturé et a perdu le contrôle. Ceci a coûté plus d'un milliard d’euros.


La sonde de Vénus Mariner 1 fut perdue en 1962 a cause d’un trait d’union oublié dans un programme Fortran. La mission avait coûté plus de 80 millions d’euros. Pour l’écrivain de science fiction Arthur C. Clarke, ce fut le «trait d’union le plus coûteux de l’histoire ».

Biographie de Grace Brewster Murray, épouse Hopper:
Américaine, Docteur en mathématiques et Amirale de l’Armée américaine (New York, 1906 - Arlington, Virginia, 1992), inventrice du premier compilateur. (Le premier traducteur d’un langage humain en langage pour la machine).

Grace Hopper fut une femme extraordinaire. Elle contribua énormément à l’évolution des langages de programmation et à la convivialité des ordinateurs. C’est grâce à elle qu’un ordinateur aujourd’hui comprend l’anglais et que des non-mathématiciens et des entreprises peuvent les utiliser.


En inventant le Basic puis plus tard en l’intégrant dans la programmation des macros Word Excel et autre ainsi qu’en développant Visual Basic Bill Gates n’a fait que reprendre très brillamment il est vrai la vision de Grace Murray Hopper d’un interface homme machine le plus simple possible pour l’homme.


Née à New York le 9 décembre 1906, Grace est l'aînée de trois enfants. Si sa mère lui enseigne l'art de la broderie, du point de croix et du piano, son désir de comprendre comment marchent les objets est intense: elle démonta et remonta entièrement seule son premier réveil matin à sept ans - Elle est encouragé par des parents, qui croient à une éducation épicène (se dit d'un adjectif, nom ou pronom qui a un double genre (masculin et féminin) ou dont la forme ne varie pas avec le genre). L'insouciance de l'enfance est assombrie par la maladie de son père, Walter, agent d'assurances. Mary Campbell Van Horne Murray, craignant devenir veuve avec des enfants encore à charge, se résout à quitter l'état de mère au foyer et à prendre la responsabilité financière de la famille. Elle donnera à Grace l'amour des mathématiques. Son père, quant à lui, l'encouragea à ne jamais se plier à la tradition.

A dix-sept ans, elle entre au Collège de Vassar, université pour les femmes offrant un programme d'éducation équivalent aux prestigieuses universités masculines de l'Ivy League. Elle y fait de brillantes études de mathématiques et de physique. En 1930, elle obtient une maîtrise en mathématiques de l'Université de Yale, qui admet des étudiantes à ses programmes post-grades. Elle rejoint le corps professoral de Vassar en 1931 tout en continuant des études à Yale en vue d'obtenir son doctorat (1934). L'année de sa maîtrise, elle épouse Vincent Foster Hopper, docteur ès lettres (elle divorcera en 1945).

En 1934, elle fut nommée docteur en mathématiques à l’université de Yale où elle y enseignait les mathématiques.

En 1943, l'attaque japonaise sur Pearl Harbor fait basculer sa vie. Elle entre dans la réserve de la Marine et est nommée lieutenante dans l'active. Elle rejoint alors le bureau de développement de l'intelligence artificielle à l'Université d'Harvard. Elle est la première programmatrice du Mark I (premier et très gros ordinateur de la Marine équipé de électromécaniques). Elle devait calculer les coefficients mathématiques du programme de l'ordinateur. Très vite elle le maîtrisa dans tous ses détails. Elle rédigea un manuel de 500 pages sur les principes élémentaires du fonctionnement d’une « machine informatique ».

Après la Seconde Guerre Mondiale, en 1946 Grace Hopper travailla pour Eckert & Mauchly qui conçut les premiers ordinateurs commerciaux. Le premier ordinateur électronique l'UNIVAC, mille fois plus rapide que le Mark I. Déjà la course à la puissance de traitement était lancée. Elle expliqua que la seule manière d’introduire les ordinateurs dans les entreprises consistait à simplifier le langage de programmation pour produire une langue compréhensible par les non-mathématiciens. Sa conviction que les programmes informatiques pourraient être écrits en anglais suscitait à chaque fois la même réponse ironique : « les ordinateurs ne comprennent pas l’anglais ».

Grace s’en tint à sa conviction et développa en 1949 une technique qui traduisait les symboles mathématiques en un code d’instruction binaire, compréhensible par la machine. Elle mit au point pour cela le premier traducteur : A-O qui transformait les instructions symboliques et mnémotechniques proches de l’anglais en code machine. le Langage fut publié par la société Rand en 1957. Trois ans plus tard, avec son équipe elle présenta le programme de compilation B-O. Les bases des langages de programmation modernes étaient jetées.

Le compilateur B-O (qui devint plus tard FLOW-MATIC) fut conçu pour le traitement des tâches s de l’entreprise telles que la facturation et la paie. (Elle rêvait déjà de tenir ses comptes sur ordinateur. «j'ai toujours été incapable de tenir à jour mon carnet de chèques» disait-elle.)

Le langage COBOL
Elle a ensuite dirigé l'équipe de Développement et co-inventé en 1957 le premier langage compilé, chez IBM, COBOL (COmmon -Business-Oriented-Langage). Grace persuada les dirigeants d’entreprise et la Marine américaine d’utiliser Cobol comme langage standard. Le cobol se lit et s’écrit comme un roman, mais il ne supporte aucune faute d’orthographe. L’oubli du point en fin de phrase est le cas le plus fréquent des débutants mais ce « bug » est généralement détecté à la compilation avant la mise en service du programme.

Durant sa carrière, Grace Hopper travailla pour l’université, le secteur privé et l’armée. Elle compta parmi les premiers ingénieurs logiciels et était réputée pour sa personnalité inspirante et son énorme ténacité. Sa contribution aux sciences informatiques fut récompensée par de nombreuses distinctions :
En 1950, elle reçut le titre de « programmeuse senior », une des 10 premières personnes à bénéficier de ce titre. Dans une conférence restée célèbre, Grace Hopper prédit que les logiciels finiront par coûter plus cher que le matériel, ce qui, à cette époque, était difficilement imaginable.

Fait exceptionnel aux É-U, elle a été rappelée en 1967 et maintenue en activité de service dans la Marine pendant 20 ans après la Seconde Guerre Mondiale.
En 1969, elle fut la première à recevoir le prix du « Informaticien m/f de l’année ».
En 1971, une nouvelle récompense annuelle dédiée aux jeunes scientifiques en informatique m/f fut créée à son nom
En 1983, elle fut promue « Commodore » à la Maison blanche avant de devenir, deux ans plus tard, lors de la fusion de cette fonction avec celle d’amiral, « l’Amiral Grace Hopper ».

Grace Hopper prend sa retraite en 1986 à l'âge de quatre-vingt ans !!! mais elle continue en tant que consultante auprès de la Digital Equipment Corporation. Elle a continué à travailler jusqu'à la fin de sa vie, toujours dans l'informatique, notamment à titre de conseil chez Control Data

Jusqu'aux derniers mois de sa vie, elle donne des conférences dans tous les Etats-Unis. Elle est l'invitée de nombreuses émissions de radio où elle encourage systématiquement les jeunes femmes à entrer dans des carrières scientifiques et non traditionnellement féminines. Elle obtient de nombreuses décorations, titres et honneurs, des laboratoires portent son nom ainsi qu'un bâtiment de la Marine Amazing Grace. (Amazing = stupéfiant, prodigieux)

Elle avait rêvé de vivre jusqu'au 31 décembre 1999 mais elle mourut dans son sommeil le premier janvier 1992. Elle est enterrée au cimetière militaire d'Arlington avec tous les honneurs de la Marine.

En 1991, un an avant sa mort, Grace Hopper reçoit la National Medal of Technology "pour les succès de ses travaux pionniers dans le développement de langages de programmation pour ordinateur qui simplifient la technologie informatique et ouvre la porte à un univers d’utilisateur significativement plus grand." A sa mort, Grace espérait que sa biographie, « Grace Hopper, Navy admiral & computer pioneer » encouragerait les filles à faire carrière dans la marine ou dans l’informatique.


Ses citations :

Une mesure exacte vaut l'avis d'un millier d'experts.
Oser et faire. Il est plus facile de demander le pardon après, que la permission avant.

Robert


Plus sur cette remarquable chercheuse:

www.ada-online.org/frada/article.php3?id_article=100
mapage.noos.fr/fholvoet/grace_murray_hopper.htm
homepage.hispeed.ch/theresemoreau/gracemurrayhopper.htm
www.industrie-technologies.com/ingenieurs/affichage.cfm?ID_m=1684022&cd=H&id=nom
www.ada-online.org/frada/rubrique.php3?id_rubrique=77
fr.wikipedia.org/wiki/Grace_Hopper
college-de-vevey.vd.ch/informaticiens/informaticiens1.htm


Source: http://af.pc.free.fr/index.php?rep_c=trucs1&fic_c=bug


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19/09/2012

SENIORS

Aujourd'hui deux articles à comparer: celui de la TdG-emploi sur les seniors, dont il ressort que ceux-ci sont parfaitement utiles pour passer leurs connaissances aux jeunes (et oui, l'apprentissage existe) et l'article sur les orques (le Temps), animaux dits sociaux, qui peuvent vivre jusqu'à 90 ans et qui remplissent la même fonction auprès de leurs congénères. Même que, si elles meurent avant, elles peuvent mettre en péril leurs rejetons.

bedotia_1317022699-orque-epaulard-orcinus-orca[1].jpg

16/07/2012

LE BISON DE HIGGS

Une petite bande dessinée drôlement bien faite:
http://www.lhc-france.fr/l-aventure-humaine/la-bd-du-lhc/...

Merci Elizabeth!

07:04 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

18/06/2012

DRONE A UTILISATION PACIFIQUE

Cela changera la vie de milliers de personnes!

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/robotique/d/un-d...

A noter également, une autre source de drone à caractère utilitaire:

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120409.AFP2852/un-afghan-lance-le-concept-du-drone-pas-cher-et-pacifique.html

16:22 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2012

JEUNE TALENT

Cellulose, fullerènes et crème antivieillissement

Extraits de l'article de Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

....

Au Canada, le Défi BioGeneius Sanofi veut récompenser les lycéens qui ont exploré une idée scientifique dans le domaine de la santé. La lauréate s’appelle Janelle Tam et la nouvelle de sa récompense a fait le tour du monde : la jeune fille, qui étudie au lycée de Waterloo, dans l’Ontario, a mis au point un produit antivieillissement, chasseur de radicaux libres, à base de cellulose.

Elle utilise la cellulose sous forme cristalline et plus précisément de nanoparticules. Cette nanocellulose cristalline, alias CNC (ou NCC en anglais), n’est pas une nouveauté. C’est une «nanoparticule verte », promue par FPInnovation, un organisme dépendant du gouvernement et faisant le lien avec les industries du bois et du papier. La CNC pourrait servir à réaliser « des biocapteurs et des dispositifs de sécurité, et pourrait même participer à la préventionde la contrefaçon ».

Janelle Tam, qui a travaillé dans le laboratoire de Zhaoling Yao (université de Waterloo), a voulu vérifier si la CNC pouvait aussi trouver un usage en cosmétique, où on utilise largement les nanomatériaux. Cette industrie exploite notamment les fullerènes, ces énormes molécules de carbone pur (de formule C60, donc faites de 60 atomes de carbone).

Janelle Tam explique au jury la structure d'une molécule de fullerène.
Janelle Tam explique au jury la structure d'une molécule de fullerène. © Sanofi Biogeneius Challenge Canada

Les nanoparticules contre les radicaux libres

Parfois appelées buckminster fullerènes, un nom qui vient d’un hommage à Richard Buckminster Fuller, un architecte américain inventeur du dôme géodésique, elles sont aussi baptisées buckyballs. Les fullerènes sont des cousines du graphène, un plan composé d’une seule couche d’atomes de carbone, et des nanotubes, de forme cylindrique.

Leur utilisation en cosmétique soulève toujours des questions sur leur innocuité mais on les trouve déjà dans des crèmes hydratantes. Des chercheurs ont montré que les fullerènes pénétraient à l’intérieur même des cellules et d’autres estiment qu’elles ne sont pas sans danger pour la faune et la flore lorsqu’elles se retrouvent dans la nature (les stations d’épuration les ignorant).

Un antioxydant efficace

Le mélange des deux, explique Janelle Tam, forme un piège pour les radicaux libres, c’est-à-dire des molécules à qui il manque un électron et qui vont de ce fait très facilement établir des liaisons avec les molécules rencontrées. Chez un organisme vivant, une forte concentration de radicaux libres peut devenir toxique, et provoquer des dégâts qui ressemblent à ceux du vieillissement, mais ils se forment naturellement dans le corps ou dans l’environnement. Des molécules comme les vitamines C et E peuvent les neutraliser. Ce sont des antioxydants. On en trouve notamment dans les végétaux, qui ont dû s’adapter aux déluges d’ultraviolet qu’ils reçoivent du soleil et qui génèrent des radicaux libres. La cosmétique en fait usage dans des crèmes présentées comme ayant des propriétés antivieillissement.

Le mélange de nanoparticules de Janelle Tam serait un excellent antioxydant et, puisque les matières premières existent et sont déjà utilisées, il serait facile d’en ajouter dans des produits cosmétiques. Son travail ayant impressionné le professeur Zhaoling Yao et les membres du jury, la jeune fille a reçu le premier prix. Elle ne rêve pas d’entrer dans un laboratoire de cosmétique mais veut devenir médecin ou chercheuse.


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09/03/2012

"LES RACINES DE LA CONSCIENCE"

Où l'on lit des réponses scientifiques sur un sujet philosophique: un bon sujet pour le week-end et précédant la semaine dédiée au cerveau! http://www.metapsychique.org/La-psychokinese.html

 

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22/02/2012

QUE PENSEZ-VOUS DE L'ÉNERGIE LIBRE?

Un article à lire pour ceux qui cherchent à promouvoir et appliquer une énergie propre....

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/02/...

17:22 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2012

NEUROSCIENCES

Certains disent que l'avenir appartient aux spécialistes. En Suisse, le domaine des neurosciences s'est fortement développé. Voici un rapport à ce sujet, peut-être incitera-t-il quelques jeunes et moins jeunes à s'y intéresser:

http://www.ordiecole.com/biol/neurosciences_en_suisse.pdf

Voir aussi:

http://www.ebdrf.com/ (les Fondations Edmond de Rothschild qui oeuvrent dans le domaine de l'ophtalmologie et des neurosciences)

19:07 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

23/01/2012

PILIERS DE LA CRÉATION

Indescriptibles ces piliers photographiés par le téléscope Hubble: il semble que cette formation soit éphémère.

Première image des Piliers de la Création réalisée en 1995 par le télescope spatial Hubble.

Voir l'article ci-joint qui donne également la source de cette photographie: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/les...

17:54 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2012

RADIATIONS

Pourra-t-on soigner enfin les victimes de radiations par bi-thérapie? C'est ce que des chercheurs ont émis comme hypothèse dans cet article intéressant!

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/radio...

14:04 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2011

MIETTES DE SOLEIL

Elles ont été saisies au ralenti ces miettes! On les appelle plus scientifiquement des photons. Le 20minutes d'aujourd'hui nous offre cette vidéo (en anglais)  où l'on voit "la lumière se déplacer"(Ramesh Raskar, Media Lab, MIT) grâce à l'usage d'un laser et d'un miroir qui se meut imperceptiblement. Cet assemblage permet l'incroyable: photographier une cible qui avance à la vitesse de la lumière.

 Mais à quoi cela sert-il? A la précision d'images médicales ou, dans le domaine industriel, de trouver des défauts dans les matériaux - imaginez une aile d'avion par exemple.... ou une vitre qui se brise à cause d'un défaut, comme ceci était arrivé pour la tour John Hancock à Boston)*. On peut aussi utiliser cette lumière pour des effets photographiques sans avoir besoin d'une source "naturelle".

http://www.20min.ch/ro/videotv/?vid=229397&cid=138 (Incidemment, la photo d'une pomme traversée d'un boulet est une expérience du génial Professeur Edgerton, le premier à utiliser la lumière stroboscopique).

 *La tour qui perdait ses fenêtres, au grand désespoir des autorités ecclésiastiques abritées dans l'église qui se trouve à son pied. L'architecte en est Ieoh Ming Pei, plus connu pour sa pyramide du Louvre (Source photographique: berlinoir.wordpress.com).

 

10:59 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

13/12/2011

LE BOSON (Conférence cet après-midi)

Ne manquez pas la conférence du CERN cet après-midi à 14h. à son auditorium. Un certain nombre de résultats seront présentés. Vous pourrez suivre celle-ci sur webcast dont voici l'adresse:  http://webcast.web.cern.ch/webcast/

11:25 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2011

PHAGOCYTAGE D'ETOILES

Quand deux étoiles se mettent en compétition cela donne:

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/ss-...

 

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18/11/2011

LES AMIS IMAGINAIRES

Le colloque "Les amis imaginaires -  De la perception à l'interprétation", aura lieu le 25 et 26 novembre à l'Usine Kugler.

vendredi 25 novembre 2011

14h ..............Présentation du colloque

Les choses perçues

14h15 ..........Intervenants: Patrik Vuilleumier, chercheur, UNIGE et Evariste Richer, artiste, France

des images dans la tête

15h15 ...........Intervenants: Emanuel Mellet, chercheur, Université de Caen, France,

Shimabuku, artiste, Japon et Fabrice Stroun, commissaire d’expositions, Suisse

16h15 ..........Pause Café

Le monde deviné

17h ..............Intervenants: Patrizia Lombardo, chercheuse, UNIGE et Jérémie Gindre, artiste, Suisse

18h ..............Projection du film «Le Droit Chemin» de Peter Fischli et David Weiss

Samedi 26 novembre 2011

13h45 ..........Accueil du public et des enfants inscrits à l’atelier

Le bon voisinage

14h ..............Présentation du programme Artists in Labs par Irène Hediger, co-directrice, ZHdK

14h15 ..........Présentation du travail de résidence par Jérémie Gindre, artiste, Suisse

vu en rêves et visions

15h ...............Intervenants: Sophie Schwartz, chercheuse, UNIGE, Christine Mohr, chercheuse, UNIL,

Jim Shaw, artiste, USA (vidéoconférence), Fabrice Stroun, commissaire d’expositions, Suisse et Vidya Gastaldon, artiste, France

16h30 .........Pause Café

17h ...............Table ronde avec tous les conférenciers. Modérateur: Jérémie gindre

SWISS NATIONAL CENTER OF COMPETENCE IN RESEARCH

Il reste encore des places pour l'atelier "art et sciences" pour enfants le samedi 26

novembre. Les inscriptions pour l'atelier se font auprès de Sandra.Simoes@unige.ch

15:59 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

07/11/2011

UNE FEMME SCIENTIFIQUE

Impressionante femme scientifique, Dr. Lynn Margulis a été interviewée sur le sujet du 11 septembre. Avec un courage remarquable, elle présente la démarche véritablement scientifique que les enquêteurs auraient dû suivre... Hélas.... (les 4:56 premières minutes sont liées à sa conception de la science). Etant donné le fait que peu de femmes genevoises entrent dans le domaine scientifique de nos jours, il semblait approprié de vous montrer cette vidéo, sous-titrée en français.

  http://www.google.ch/url?sa=t&rct=j&q=margulis%20...

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20/10/2011

ENREGISTRER LA VISION DES RÊVES

Repris de Mme Victoria Gairin. Le Point.fr
"À l’aide d’un scanner, l’équipe du neuroscientifique Jack Gallant (Université de Berkeley) a mesuré les flux sanguins du cortex visuel de trois personnes visionnant des extraits de films. Ces données, enregistrées par un ordinateur, permettent  de relier les images entre elles en fonction de l’activité cérébrale, et de reconstruire des images des extraits visionnés.

Le résultat ? Une représentation floue de nos perception....  « La méthode permet pour l’instant de reproduire notre système visuel basique, confie Jack Gallant. Des formes, des contours, de gros objets… ». Shinji Nishimoto, qui a participé aux travaux, souligne que, même si le procédé ne permet pour l’instant de reconstituer que des extraits de films, les scientifiques peuvent rester optimistes : « Cette découverte pourrait, à terme, nous permettre de voir des images dans notre tête, qu’il s’agisse de rêves ou simplement de films projetés par notre esprit. » Si la vidéo cérébrale n’est peut-être pas pour tout de suite, il s’agit néanmoins d’un pas important vers la reconstruction de l’imagerie interne du cerveau.

L’avancée pourrait s’avérer déterminante pour comprendre les victimes d’attaques cérébrales, celles plongées dans le coma ou atteintes de maladies neurodégénératives qui empêchent de s’exprimer. « Elle pourrait aussi faciliter la mise au point d’une machine capable de communiquer directement avec le cerveau », ajoute Jack Gallant. Et permettre à des personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale ou paralysées de commander un ordinateur avec la seule force de leur esprit ?"

Pour ceux qui connaîtraient la littérature scientifique (voir, par exemple, le livre Deadline du Dr. Jean-Pierre Jourdan) sur les expériences de mort imminente, cette prouesse technologique permettrait d'enregistrer ce que vivent ces personnes. Ainsi, on aurait la preuve, longtemps déniée, que ces visions magnifiques ont vraiment été vécues. On ne pourrait cependant pas, (mais pourquoi pas dans l'imagerie du cerveau?) ressentir le bien-être et l'amour de cette lumière dont ces expérimentateurs parlent le plus souvent.  

Une avancée qui promet de nouvelles surprises...

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12/08/2011

INTELLIGENCE

Réponse possible à un commentaire de Mme de Meuron sur l'intelligence.

"L'intelligence fluide (ou raisonnement fluide) est définie comme la capacité à penser logiquement et résoudre des problèmes dans des situations nouvelles, indépendantes de l'acquisition de connaissances. Elle est, par exemple mise en pratique lorsque l’on cherche à résoudre des problèmes de logique dans diverses sciences dures.

L'intelligence cristallisée est par contre définie comme la capacité à utiliser les compétences, les connaissances et l'expérience acquises et mises en mémoire. Les deux types d’intelligence, bien qu’ils puissent être corrélés entre eux, sont considérés comme reposant sur des systèmes neuronaux et mentaux distincts."

Tiré de Futura-Science qui explique la pensée de Raymond Bernard Cattell (psychologue)

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/ge...]

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