04/10/2018

VICTOIRE POUR LES ABEILLES FRANCAISES

Le Sulfoxaflor et le Flupyradifurone - et tous les autres insecticides ultra toxiques de la même famille viennent d’être interdits en France : il n’y aura bientôt plus aucun néonicotinoïdes tueurs d’abeilles - ancienne et nouvelle génération confondues - sur tout le territoire français ! (source: email de Pollinis du 4.10).

Et nous les petites, les sans-gloire..... abeilles suisses?


Voici ce que Silvio Dolzan écrit :
"Alors que l’utilisation des pesticides tueurs d'abeilles sera interdite en Suisse dans les cultures en plein air à la fin de l'année, une nouvelle étude semble démontrer que les produits alternatifs ont les mêmes effets. La nocivité des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs (particulièrement les abeilles et les bourdons) est désormais prouvée par un grand nombre d’études. La Suisse, à l’instar de l’Union européenne et d’autres pays du monde, a pris des mesures drastiques en décrétant l’interdiction de ces insecticides dès la fin de 2018.

Leurs successeurs devraient être une classe différente d’insecticides basés sur une autre molécule, la sulfoximine.

L’Université Royal Holloway de Londres vient de tester ces nouveaux produits sur des ruches réelles. S'ils ont le même effet protecteur sur les plantes, ils ont aussi le même effet destructeur sur les pollinisateurs, selon leur étude publiée dans Nature.

Alexandre Aebi, un des coauteurs de l’étude de l'Université de Neuchâtel sur les néonicotinoïdes dans le miel, est aussi apiculteur. Cette étude montre que les colonies de bourdons soumises à des doses de sulfoxaflor (un des successeurs des néonicotinoïdes) souffrent de différents maux, explique Alexandre Aebi, maître d’enseignement et de recherche en agro-écologie et professeur titulaire à l'Institut de biologie de l’Université de Neuchâtel.

Il relève également que seuls trois néonicotinoïdes sur la petite dizaine existante sont interdits. "Cette mesure est une bonne chose, mais il faut continuer à faire des recherches sur ces molécules ou sur des molécules similaires", indique le spécialiste. "On parle de pesticides, donc de molécules faites pour tuer des insectes", rappelle Alexandre Aebi, qui est aussi apiculteur.

"Je ne pense pas qu'on puisse tuer des ravageurs d'une culture sans avoir le moindre dégât collatéral sur le reste de l'environnement", déclare encore le chercheur, pour qui il s'agit avant tout d'utiliser les pesticides "de manière raisonnée" plutôt que de s'en passer complètement."

Silvio Dolzan/lan - Publié le 17 août 2018 - modifié le 21 août 2018

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