15/03/2014

UNE PHYSICIENNE RARE

Lisa Randall, physicienne des particules, a l'idée que "la faiblesse relative de la force gravitationnelle par rapport aux autres interactions pourrait être due à l'existence de dimensions supplémentaires".
Elle dit: "Dans la relativité générale, nous savons que l'énergie et la matière courbent l'espace-temps. Fondés sur les équations de cette théorie, nos calculs et prédictions montrent que des dimensions supplémentaires peuvent présenter une géométrie hyperbolique particulière, extrêmement courbée et distordue[1]. Au point que des dimensions supplémentaires, même de taille infinie, pourraient exister et échapper à notre perception, comme à nos appareils de mesure.

1) « Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 51

Elle dit encore: "Notre théorie est absolument vérifiable grâce notamment au LHC, le nouvel accélérateur de particules du CERN. En faisant s'entrechoquer des protons à des énergies encore jamais atteintes, le grand collisionneur pourrait confirmer l'existence des dimensions supplémentaires et des particules censées s'y propager[*]. Les collisions de protons devraient par exemple entraîner l'émission de flots de particules dans toutes les directions de l'espace et de façon symétrique. La détection d'un flot de particules dans une seule direction viendrait ainsi étayer la présence de particules invisibles se propageant dans la direction opposée, le long d'une dimension supplémentaire. Alors, les collisions de particules au sein du LHC dégageraient assez d'énergie pour former des gravitons, dont les produits de désintégration pourraient être enregistrés par les détecteurs de particules.

*« Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 52


Que la force soit avec elle!

(Source: wikipedia)

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