09/12/2013

FEMINISTE, IL Y A ENVIRON 4000 ANS

Environ 10000 tablettes cunéiformes qui ont été étudiées à l'Université de Cornell retourneront en Iraq bientôt. Certaines datent du 4ème millénaire avant J.C*. Elles ont été publiées récemment. Ces tablettes contiennent des archives privées d'une princesse sumérienne de Garshana, qui gérait la fortune de son mari, après son décès. On y apprend qu'elle octroyait des droits et des salaires similaires aux hommes et aux femmes et permettait à celles-ci de diriger les travailleurs sur des projets de construction. D'autres tablettes rapportent des détails sur les rituels des temples, le traitement des réfugiés et les revenus de produits agricoles.

Source: Anglo Israel Archaeological society - Report from Jérusalem, no. 56, 8 décembre 2013

*2031-2024 avant J.-C. durant la troisième dynastie d'Ur.

Commentaires

Féministes? Non, femmes. Cela s'est produit dans différentes sociétés, dont les Celtes. Il semble que le monde a oscillé entre l'interchangeabilité des rôles et la répartition des rôles.

Le féminisme suggère que les femmes n'existent pour elles-mêmes que depuis le 20e siècle. Cela, c'est une lecture biaisée de l'Histoire. 150 ans de code Napoléon (appliqué chez une petite minorité de couples de la bourgeoisie aisée) n'ont pas inventé le monde et le féminisme n'a pas inventé les femmes.

Écrit par : hommelibre | 09/12/2013

"La féministe noire-Américaine Bell Hooks affirme que les hommes souffrent également d'un système patriarcal étouffant et déshumanisant. Elle appelle les hommes à refuser les codes du patriarcat qui les encouragent à devenir froids, violents et à refouler tous sentiments. Obtenir un tel changement passe par la prise de conscience de la souffrance masculine mais également par l'arrêt de la prolifération du patriarcat dans la culture populaire notamment". dixit Wikipédia.

Écrit par : NIN.À.MAH | 09/12/2013

Nin,

Depuis l'enfance je ne me suis jamais empêché de vivre et exprimer mes émotions. Cela m'est naturel et ce n'est pas le fruit d'un travail particulier - sinon pour en détailler le contenu, où la Gestalt m'a été très utile.

Je ne crois pas au scénario-stéréotype de cette dame. La majorité des hommes que j'ai connus et que je connais ont beaucoup d'émotions et les expriment. Beaucoup de poètes, musiciens, psychologues de l'âme, étaient des hommes.

Mais il y a de spécifique à l'éducation de l'homme que la biologie masculine lui a assigné une fonction de protecteur et de guerrier, parce qu'il ne porte pas de bébé et qu'il est plus fort. Pour pouvoir remplir ce rôle l'homme doit apprendre à serrer les dents, à contenir ses états d'âme. Sa vigilance et sa nécessaire férocité au combat, donc la survie de sa tribu et de la sienne propre, en dépendent. Nous pouvons bien sûr refuser de remplir ces fonctions et refuser de défendre le clan ou la famille (même en temps de paix et de technologie, cela n'est pas insensé aujourd'hui), et les femmes peuvent refuser leur fonction maternelle. Je connais personnellement la perte que représente de ne pas défendre les siens.

Mais il est difficile d'associer totale liberté et fonctionnalité sociale et biologique.

Le patriarcat n'est une oppression que si l'on renonce à son haut degré d'exigence, qui pour l'homme va au don de sa vie pour les siens et pour ses principes. Les valeurs masculines sont aujourd'hui tournées en dérision. Et en tant qu'homme je ne veux pas être pétri que de valeurs féminines - j'en ai déjà bien assez! :-)

D'autre part, un homme stable, égal d'humeur et protecteur comme le demandent toujours une majorité de femme ne peut pas se livrer à ses émotions.

Ce sont toujours les femmes qui ont fait les hommes. Les féministes veulent refaçonner l'homme, en faire un être mous et sans danger. C'est un très mauvais calcul. C'est comme si les hommes avaient voulu des femmes soumises. Non, ils ont eu et ont besoin de femmes partenaires, d'épouses solides et de mères aimantes et intelligentes. Ils ont besoin de ces femmes pour que dure leur lignée et leur clan quand eux sont à la guerre et meurent.

Le patriarcat n'est que cette répartition ds rôles. Qu'il soit aujourd'hui élargi par entre autres les besoins économiques de la société de consommation et parce que durant les deux grandes guerres ce sont les femmes qui ont été faire tourner les usines, c'est une chose. Utilisons les compétences et rendons plus de mobilité personnelle, cela me va bien. D'ailleurs les femmes ont toujours travaillé, géré l'argent des familles, et pris des décisions seules ou avec leur homme.

Je n'ai jamais aimé être catalogué dans une image rigide. Mais je ne pense pas que l'interchangeabilité actuelle soit une si bonne chose. Il est important que chacun ait un territoire personnel où il pose son empreinte et trouve ses repères. L'interchangeabilité contient le risque d'une perte de valeur: si l'autre fait ce que je fais, quelle importance spécifique puis-je encore revendiquer? Quelle est ma place propre si tout le monde peut la prendre? La personne y perd au profit de la fourmilière.

Écrit par : hommelibre | 10/12/2013

Personne ne pourrait prendre votre place, vous êtes unique. Bien sûr que nous sommes interchangeables sans pour autant perdre de valeur. Notre rôle ne dépend que de l'environnement culturel.
Peut-être ne s'agit-il que d'une question de terminologie? De nombreuses erreurs ont été faites au nom du féminisme, mais à la base, se battre pour une égalité salariale, n'est-elle pas justifiée, quitte à citer notre bonne vieille déclaration "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".

Écrit par : NIN.À.MAH | 10/12/2013

Sur l'égalité salariale, bien sûr. Pourquoi autant de bruits pour seulement cela? D'ailleurs il paraît qu'elle n'est pas réalisée? J'attends encore la preuve: des centaines fiches de paies comparatives, toutes conditions identiques, ou des jugements de prud'hommes.

Non, je n'ai pas cette croyance que notre rôle ne dépend que de l'environnement culturel. Cela, c'est le dogme du moment, pas du tout démontré. C'est le genre d'idée qui s'impose à force d'être répété, sans démonstration.

La biologie a conditionné les sexes en fonction de la reproduction, et cette condition première engendre de multiples conséquences qui nous différencient par sexe ou genre. D'ailleurs la question première n'était pas: "Sommes-mous Mêmes, indifférenciés, interchangeables?" mais : "L'un est-il supérieur à l'autre?". C'est sur cette deuxième question qu'historiquement l'égalité s'est développée. Si nous étions indifférenciés, la nature recréerait rapidement des différences, c'est une nécessité vitale. Elle l'a déjà fait. Quelle est cette idée digne de la toute-puissance du surhomme qui fait croire que nous pouvons faire mieux? Quelle religion absolue avons-nous besoin de remplacer, dans le vide que laisse notre incomplétude?

Je pense que cette théorie de l'interchangeabilité et de l'indifférenciation est un processus pathologique, oui une forme de pathologie ou d'induction à une pathologie, qui tend à couper l'humain de son corps et de la nature. Tous les totalitarismes sont passés par là. La schizophrénie aussi. Cette théorie permet d'amplifier le pouvoir des individus les uns sur les autres car il n'y a plus le rempart du corps face aux exigences humaines, le rempart d'une nature qui nous restitue à nous au-delà - ou en-deçà - du mental.

Écrit par : hommelibre | 10/12/2013

@hommelibre

Certains compulsent les fiches à votre place, soyez-en reconnaissant :-)))

Voici ce que dit le site de la Confédération :

"Le principe de l'égalité salariale entre femmes et hommes est inscrit dans la Constitution fédérale et concrétisé dans la loi sur l'égalité. Les personnes des deux sexes doivent recevoir une rémunération égale pour un travail équivalent.

Et pourtant, les écarts de salaire restent importants en Suisse. Les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes. Environ 40% de ces écarts sont dus à des comportements discriminatoires. Les femmes cadres gagnent même 30% de moins que leurs homologues masculins. Le monde du travail est imprégné de clichés sur le caractère féminin ou masculin des métiers. Le niveau des salaires dans les métiers typiquement masculins est nettement plus élevé que dans les métiers typiquement féminins.
Si, au sein d'une même entreprise, les femmes et les hommes perçoivent des rémunérations différentes alors qu'ils ont les mêmes qualifications, la même expérience et occupent une fonction équivalente, cela constitue une discrimination salariale au sens de la loi sur l'égalité."

ici :

http://www.ebg.admin.ch/themen/00008/00072/index.html?lang=fr

Dans une autre statistique j'ai vu il y a quelques jours 17 % de différence à travail égal.

Mais ce ne sont pas les seules discriminations, bien loin de là. Je me demande pourquoi vous combattez si farouchement des faits établis. Je suis d'accord avec le fait que l'indifférenciation est un processus pathologique, mais le déni ... aussi.

La différence n'est pas synonyme de non-égalité ou d'absence de droits.

Écrit par : Jmemêledetout | 10/12/2013

Merci pour vos recherches! On pourrait terminer par une note un peu moins sérieuse: le Matin Dimanche de ce dimanche nous apprend que les varans femelles peuvent procréer sans avoir besoin de passer par la gent masculine. Cette façon, pour moi, est moins amusante que la version classique! Mais des goûts et des couleurs.....

Écrit par : NIN.À.MAH | 11/12/2013

Oh NIN.À.MAH, il y a de fort nombreux animaux hermaphrodites ou androgynes + ceux qui le deviennent au fil du temps. Et même certains humains naissent comme cela :-) Cruel choix pour les parents qui doivent décider du sexe de leur enfant par chirurgie sans même pouvoir lui demander son avis.

Je pense que tous les humains deviendront androgynes un jour ou l'autre. C'est la voie naturelle de l'évolution, l'équilibre entre les deux pôles. Et tous nos perturbateurs endocriniens n'y seront pas pour rien. Rappelons que c'est une grande majorité d'hommes élus et votants qui les ont autorisés et qui se plaignent aujourd'hui du changement inéluctable dont ils sont responsables.

Mais je vous l'accorde, ce sera beaucoup moins amusant :-)))

Écrit par : Jmemêledetout | 11/12/2013

@ Jmemêledetout:

Et bien voilà, ce que c'est que les statistiques. On peut leur faire dire beaucoup de choses, sans savoir si c'est la réalité. Ainsi la confédération, par son site que vous mentionnez, indique une différence supposée de 20 à 30%

Or, la même Confédération, par la bouche de la ministre, indique soudain 9% en novembre, ce malgré des progrès qualifiés de minimes...

"Mme Sommaruga évalue l'écart à 9%".

http://www.swissinfo.ch/fre/nouvelles_agence/international/Simonetta_Sommaruga_promet_d_intervenir_pour_l_egalite_salariale.html?cid=37341812

Alors: 30%? 20%? 17%? 9%? Ce sont de grosses différences. Ne savent-ils pas compter? Pourquoi soudain madame Sommaruga donne-t-elle un chiffre de moins de moitié qu'il y a encore quelques mois?

Au même moment le patron de l'USS parle de 19,8 %... On ne sait plus qui croire.

Rien, à part des statistiques, ne démontre la réalité d'une discrimination.

On sait que femmes et hommes ne sont pas représentés à l'identique dans les métiers, et que nombre de femmes choisissent des métiers sociaux moins bien payés. C'est pourquoi, pour savoir ce qu'il en est réellement plutôt que de surfer sur un mythe victimaire et une analyse statistique biaisée, je demande et attends quelques centaines ou milliers de fiches de paies ou jugements de Prud'hommes démontrant des différences infondées pour des femmes et hommes dans les mêmes entreprises et régions, avec âge, formation, ancienneté, temps de travail, métier, poste, niveau de responsabilité identiques.

Et si là on voit 9 à 20% de différence, je serai le premier à le dire. Des preuves, pas des statistiques. J'ai l'habitude des statistiques qui sont présentées sans tenir compte de critères objectifs. Et surtout j'ai l'habitude qu'implicitement on fasse endosser à l'homme le rôle de l'ogre. Comment peut-on adhérer implicitement ou explicitement à un sexisme misandre aussi éhonté? Comment peut-on accepter sans tousser ce déferlement de victimisation généralisée des femmes, sans aucun égard pour leur dignité, pour celles qui font tourner le monde avec les hommes depuis des millénaires? C'est malheureusement cela, le féminisme. La victimisation est un mépris accepté parce qu'en contrepartie elle apporte argent et pouvoir.

Bonne journée.

Écrit par : hommelibre | 11/12/2013

@jmemeledetout. Oui, c'est du sérieux ça, car, pour prendre le cas des poissons de rivière qui se féminisent, on parle des problèmes de pollution dûs aux oestrogènes(peut-être)rejetés dans le milieu mais aussi des fongicides et des anti-bactériens qui pourraient en être la cause.

Écrit par : NIN.À.MAH | 11/12/2013

@hommelibre

Pourquoi parlez-vous de victimisation ? On peut se considérer lésé sans se sentir victime. D'ailleurs les victimes, elles, réagissent rarement. Celles qui le font prennent leur vie en mains, tout simplement. Pour défendre leur dignité justement.

Ici, vous trouverez une partie des jurisprudences prud'hommales de 2000 à 2013, c'est une sélection des cas juridiques les plus intéressants. Les autres vous pouvez les obtenir sur demande ou probablement aller les consulter sur place.

http://justice.geneve.ch/tdb/Decis/PH/CAPH/caph.tdb

Mais, même si vous faites cela, ce ne sera pas forcément révélateur, car une minorité de femmes portent plainte de peur de perdre leur emploi. Si vous voulez avoir une idée un peu plus précise, le mieux serait de faire un sondage sur votre blog.

Le Canton le plus touché semble être le Tessin. Un exemple frappant, une journaliste radio touchait Fr. 115'000.00 par année, ses collègues masculins 150'000.00 à travail égal pour salaire inégal :-) Elle a gagné son procès.

Ici un rapport du BASS qui a fait une étude sur demande de l'Etat, en 2008, mais c'est en allemand :

http://www.buerobass.ch/pdf/2010/BFS_2010_Lohnanalysen_LSE1998-2008_Schlussbericht.pdf

Mais dans ce problème général, il n'y a pas que les inégalités salariales, il y a aussi le fait que peu de postes importants sont accessibles aux femmes dans les grandes entreprises. Les PME elles, semblent plus généreuses et plus ouvertes au partage.

Écrit par : Jmemêledetout | 11/12/2013

Les commentaires sont fermés.