06/03/2013

AVIS DE TEMPÊTE...

...sur la santé des femmes (en particulier en France). C'est P. Lacoste sur le site d'Egora qui nous gratifie d'un article for alarmant. En voici un extrait:


"Ces dernières années ont vu s’établir un climat de plomb, après l’âge d’or de la fin du XXème siècle et ses grands progrès pour la santé des femmes", déclare le Dr Odile Buisson, gynécologue obstétricienne (St Germain-en-Laye). "La France, après le Japon, est l’un des pays où les femmes vivent le plus longtemps: 85 ans, contre 83 chez les Hollandaises et 82 chez les Anglaises… L’espérance de vie des hommes étant identique dans ces trois pays (78 ans). Or en France, il y a eu récemment un infléchissement de l’espérance de vie des femmes; cela ne manquera pas de se dégrader davantage avec des choix de politique de santé volontairement moins généreux pour elles." Les indices de mortalité des mères et des nouveaux-nés sont devenus médiocres ces dernières années. Elles sont environ 70 par an à perdre la vie en couches et pour la mortalité infantile, la France est passée du 7e au 20e rang. "Nous ne sommes plus très loin des Anglais, dont le modèle de santé fondé sur la rentabilité est envié par nos administrateurs de santé ".

La disparition programmée de la gynécologie médicale (on ne forme plus qu’une trentaine de gynécologues par an après avoir arrêté d’en former pendant plusieurs années) fait partie des raisons pour lesquelles l’espérance de vie des Françaises est amenée à diminuer : "l’avancement dans la durée de vie est due pour moitié au progrès de suivi médical, le reste étant porté par l’éducation des mères et le progrès social", précise-t-elle.

Mais la qualité de vie des femmes pourrait se détériorer également. Pour prendre un exemple, en France actuellement, 6% de femmes n’ont plus d’utérus alors qu’elles sont 20% en Angleterre et 40% aux Etats-Unis. Le NHS (National Health Service) anglais essaye par tous les moyens de réduire le taux d’hystérectomie mais il n’y parvient pas. Car la gynécologie médicale telle que nous la connaissons en France n’existe pas dans les pays anglo-saxons. Cependant un utérus, c’est précieux, même s’il ne portera plus jamais d’enfant. "Ne plus avoir d’utérus peut entrainer des effets délétères sur la fonction sexuelle en raison de la dénervation de la région pelvienne qu’implique l’hystérectomie !", explique Odile Buisson. Car au-delà d’un recul évident de la condition, c’est l’argent qui mène la guerre aux femmes, les cordons de la bourse n’étant que rarement détenus par elles."

Pour l'article en entier, consultez http://www.egora.fr/actus-medicales/159335-sant%C3%A9-des...

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