• VITE RÉSERVEZ...

    votre agenda pour la Semaine du cerveau et son cycle de conférences qui se dérouleront dès le 11 mars:

    http://www.unige.ch/evenements/cerveau/2013/

  • HOMMAGE

    Pour ceux qui n'ont pas vu cette émission incroyablement émouvante. Un hommage à Stéphane Hessel bien avant sa mort qu'il attendait avec une grande curiosité! "J'ai une gourmandise de la mort" dit-il!

    http://www.rts.ch/video/emissions/pardonnez-moi/3697237-christiane-hessel-stephane-hessel.html

    Merci M. Rochebin pour ces minutes "anthologiques".

  • BAL DE L'IMPÉRATRICE (3)

    Et pour terminer la série "danse", voici un extrait d'un bal (bien connu) à la cour de Vienne... On entend le bruissement des robes.

    http://www.youtube.com/watch?v=Qqr1uKXMx38

  • PRÉLUDE AU RÊVE DE LA GAZELLE

    Un musicien magistral, Ray Lema, dont la quête a fait naître un des meilleurs chapitres du Cinquième Rêve de Patrice Van Eersel.

    http://www.youtube.com/watch?v=rVW_NRiEBeM

  • POUR SE RÉCHAUFFER (2)

    Une interprétation d'une variation de Carmen avec une danseuse de feu non dénuée d'humour!

    http://www.youtube.com/watch?v=ADcX6WvIRL8

  • MAIN-D'OEUVRE

    Une gaffe?

    Dans son discours relatif à la votation du 3 mars concernant l'arrêté fédéral du 15 juin 2012 sur la politique familiale, le conseiller fédéral Alain Berset déclare: "Bon nombre de mères possèdent une solide formation. Leur permettre de travailler, si elles le souhaitent, renforcera l'économie de notre pays qui a toujours besoin de main-d'oeuvre qualifiée"*. Une chercheuse, une doctoresse, une économiste, une historienne, une juriste, une professeure à l'Université, une politicienne, une biologiste, une chimiste, une mathématicienne, une architecte, etc. sont-elles considérées comme de la main-d'oeuvre qualifiée ?

    A moins que M. Berset n'utilise le mot main-d'oeuvre dans son deuxième sens, signifiant "ensemble des salariés".

    Ouf, sauvé par le gong!

    Source:
    *http://www.ch.ch/abstimmungen_und_wahlen/01253/02505/index.html?lang=fr&download=M3wBPgDB/8ull6Du36WenojQ1NTTjaXZnqWfVp7Yhmfhnapmmc7Zi6rZnqCkkIV2hHaDbKbXrZ6lhuDZz8mMps2gpKfo

  • PEINE DE MORT

    Dans le quotidien le Temps d'aujourd'hui se lit un article émouvant sur une femme dont la fille a été victime d'un crime. Contrairement à toute attente, cette mère refuse que le coupable soit exécuté. Elle pense que la peine de mort est ignoble. Dans le même quotidien, Michel Porret parle de Cesare Beccaria (en introduction au colloque international sur cette figure du siècle des lumières qui commence demain) qui lutta contre la peine de mort en 1764 déjà. Au Tibet, le roi Songtsen Gampo l'interdit au VIIème siècle.

    "C'est dans le Code sumérien du roi Ur-Nammu régnant en Mésopotamie, 2100 environ avant J.C., qu’on trouve la première codification connue de la peine de mort. Elle stipulait que les crimes de meurtre, viol, vol et adultère doivent être punis de mort. Trois siècles plus tard, le fameux Code du roi Hammurabi (Babylone) prescrivait la peine de mort pour vingt-cinq crimes différents. Au septième siècle avant J.C., les lois draconiennes d'Athènes instituèrent la peine de mort comme unique sentence pour tous les crimes, depuis le vol d'une pomme dans un verger jusqu'au meurtre avec préméditation et à la trahison. Ceux qui étaient reconnus coupables d'un crime capital étaient crucifiés, noyés, brûlés ou empalés." (extrait du site http://www.rogermcgowen.org/peine_de_mort.html).

    Il y a donc 4113 ans de preuves écrites sur les tergiversations que ce sujet a provoqué dans la tête des législateurs, rois ou simples citoyen-nes. C'est trop long.

    Voir aussi l'article du Matin du 10.2.2013 http://www.lematin.ch/suisse/La-Suisse-reclame-l-abolition-de-la-peine-capitale/story/15434092

  • IL Y A 540 ANS...

    que l'on sait que la terre tourne autour du soleil. Grâce à Copernic dont la dépouille a été récemment le sujet d'une analyse d'ADN. Mais comment savions-nous quel était son ADN? Certes, du "matériel génétique a été récupéré dans une dent du crâne de Frombork (considéré comme celui de Copernic). Reste à en trouver d'autres dont l'origine pourrait être démontrée. Un astronome suédois, Göran Henriksson, tente sa chance en allant consulter un ouvrage daté de 1518, Calendarium Romanum Magnum, écrit par Johannes Stoeffler, un astronome allemand contemporain de Copernic, lequel avait, disent les historiens des sciences, consulté ce livre. A l'intérieur, Henriksson découvre quelques cheveux, dont on sait depuis peu qu'ils renferment de l'ADN. Des analyses sont réalisées en Suède et en Pologne. L'ADN de deux des cheveux est identique à celui retrouvé à l'intérieur de la dent. Pour les scientifiques de l'équipe, le doute est levé. Ce chanoine de Frombork qui a consulté le livre de Stoeffler ne peut être autre que Nicolas Copernic". (extrait de l'article de Jean-Luc Goudet dans Futura-science.com).

    Autre détail amusant: Galilée qui était tout d'accord avec la théorie héliocentrale de Copernic, avait pour nom un mot hébreux et arabe*, qui signifie "cercle", comme si sa signature était déjà un signe précurseur de la théorie de la révolution de la terre autour du soleil!

    *hébreu : הגליל Ha-galîl, « le cercle, la région » ; arabe: الجليل al-jalîl (Merci Wikipédia)

    NB: tous deux ont étudié à Padoue. Un autre grand astrophysicien contemporain y a étudié et il s'en est suivi un remarquable travail sur les rayons cosmiques: Dr. Bruno Rossi (Manchester, Cornell et MIT)

  • HIPPOPHAGIE*

    *le fait de manger du cheval.

    Voici des extraits d'un article sur Egora (signé M.D.) qui explique pour quelle raison la viande de cheval est un tabou en Angleterre:

    "La Grande-Bretagne a entamé très tôt sa révolution industrielle et agricole. Le cheval y a été précocement associé aux loisirs- aux courses notamment -, alors qu'il était encore perçu et utilisé comme un animal de labeur sur le continent", explique, dans une interview accordée au Monde.fr, le Maître de conférences en histoire médiévale et membre de l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation, Alban Gautier. Dès lors que le cheval passe de la sphère du travail agricole au monde domestique, plus question pour les anglais d’y goûter. Aujourd’hui, "l'équidé n'est tout simplement pas considéré comme de la nourriture pour les Britanniques. D'ailleurs, les bouchers outre-manche ne vendent presque plus de lapin, autre animal domestique, depuis les années 1960", explique Alban Gautier.

    Le XXe siècle marque la fin de l'utilisation militaire et agricole du cheval dans les pays développés et aboutit à une diminution du nombre de ces animaux ainsi qu'une modification de leur perception, le cheval devenant un animal de loisir et de sport, et non plus de combat et de transport. Mais alors que le cheval a totalement basculé dans les sphères domestiques en Angleterre, il reste en Europe dans "une position d’animal intermédiaire", comme l’expliquait l’ethnologue Jean-Pierre Digard lors des soixante ans de la fédération nationale du cheval. En 2008, la fondation Brigitte Bardot dénonçait la consommation de viande chevaline en posant la question : "le cheval, vous l'aimez comment, en ami ou en rôti ?"

    Longtemps l’hippophagie fut dénigrée par les Européens. Le développement de la chevalerie au Moyen Age y a beaucoup contribué. Une relation émotionnelle s'était nouée avec l'animal, qu'on a paré d'une certaine noblesse. La consommation de cheval a subsisté, mais seulement en période de disette ou de graves difficultés, de manière ponctuelle et très marginale. Les Français reprennent par exemple goût à la viande de cheval pendant la Révolution, lorsque ses agents doivent trouver, avec la chute de l'aristocratie, de nouveaux moyens de subsistance.

    Lors des désastreuses campagnes napoléoniennes, le chirurgien en chef de la Grande Armée, Dominique-Jean Larrey, conseilla aux troupes affamées de manger leurs propres chevaux pour survivre. Eric Vigoureux, le dirigeant de la Fédération des bouchers hippophagiques de France, provoquait d'ailleurs récemment les britanniques dans la presse : "si nous, les Français, mangeons du cheval, c'est en partie grâce aux Britanniques. Si les Anglais n'avaient pas encerclé les soldats de Napoléon, ils n'auraient pas été contraints d'abattre leurs chevaux et on n'y aurait peut-être jamais pris goût."

    En Scandinavie, des lois ont même été instaurées au XIIe siècle pour proscrire l'hippophagie. Des règlements, adoptés au XVIIe et XVIIIe siècle sous l'Ancien Régime, interdisaient aux bouchers de vendre de la viande de cheval comme si c'était des parties de bœuf. Au VIIIe siècle, plusieurs papes ont émis des opinions personnelles contre cette pratique. Grégoire III, par exemple, la jugeait "répugnante".

    Jusqu’au XIXème siècle, l’hippophagie avait, de fait, quasiment disparue en Europe. La consommation de la viande de cheval ne retrouva finalement ses lettres de noblesse qu’au sein de la population ouvrière du XIXème et XXème siècle, à une époque où manger régulièrement de la viande rouge était socialement valorisé. Le cheval passait alors pour une viande saine, pauvre en matières grasses mais riche en fer et en protéines, qui présentait surtout l'avantage d'être moins coûteuse que le bœuf.

    Encore aujourd’hui, les nutritionnistes la défendent. Pour le médecin nutritionniste Béatrice de Reynal, mieux vaut consommer une bonne tranche de cheval qu’un filet de bœuf. "La viande de cheval est moins grasse que la viande de bœuf. La viande de cheval contient aussi plus de collagène, elle est donc un peu plus sucrée, tout en étant moins calorique. Autrefois, on donnait de la viande de cheval aux malades pour qu'ils prennent des forces, parce que c'est une source de protéines moins lourde à digérer. Du reste, elle contient autant de fer, de zinc, de sélénium, de vitamines PP et B12, que les autres viandes."

    Paradoxalement, les défenseurs des droits des animaux ont également beaucoup œuvré pour la réintroduction de l'hippophagie. Pour ces militants, qui luttaient contre la maltraitance des vieux animaux, il valait mieux qu'un cheval finisse en boucherie plutôt qu'exploité et battu.

  • TRESORS DE BÂLE

    Après avoir vu la magnifique exposition sur Pétra et son explorateur Johann Ludwig Burkhardt, http://www.antikenmuseumbasel.ch/fr/expositions/petra-splendeur-du-desert/, vous pouvez vous glisser dans cet adorable musée des jouets, qui comprend des centaines d'ours, mais aussi, des carrousels enchanteurs, des maisons de poupée où les femmes sont couvertes de dentelle, des scénettes représentant une épicerie, un magasin de modiste, un boucher, une boulangerie, des quantités de personages ancients et si rassurants: le ramoneur, le cordonnier, le tailleur, les marionnettes et leur théâtre de Guignol, bref, un délice....

    http://www.spielzeug-welten-museum-basel.ch/fr/collection/maisons-de-pupees-anciennes/

  • HÉRO THÔNÉSIEN

    On parle beaucoup du nombre maudit des Juifs refoulés à la frontière suisse (TdG du 12.2.2013 p. 5). Mais parle-t-on de ceux qui ont réussi à se faufiler en Suisse grâce à des citoyennes et citoyens libre-penseurs qui les ont aidés. Une figure de notre canton est de ceux-là. Le Curé Desclouds* qui se servait de son jardin frontalier pour faire traverser les personnes en danger et les mettre à l'abri "de l'autre côté". On en compte une centaine.

    Si d'aventure ce billet est lu par Mme Ruth Fivaz Silberstein, elle pourrait enrichir (si ce n'est déjà fait) sa thèse déjà objective, par des recherches sur celles et ceux qui ont osé le geste salvateur. Le chiffre des refoulés serait encore diminué par celui des rescapés. Car lorsqu'on est désespéré, n'essaye-t-on pas à tout prix de s'enfuir?

    *Pour plus d'information sur cet homme, la page historique de la commune de Thônex se lit ici:
    http://www.thonex.ch/decouvrir-thonex/cure-desclouds/

    PS. Dans la même veine, on apprend dans le courrier du lecteur d'aujourd'hui, TdG p. 13, écrit par Mme Gisèle Torche, que d'excellents fermiers (ses grands-parents) faisaient la même démarche, et laissaient passer des clandestins juifs via Monniaz à Jussy.

    VOIR: l'article TDG du 6 mars de Luca di Stefano sur le même sujet.

  • PAPE COURAGEUX

    Ce que l'on ne savait pas est que Benoît XVI s'était fait opérer du coeur il y a environ trois mois pour le remplacement de son pacemaker. Le secret a été bien gardé. Depuis, le pape n'a pas manqué un seul service dominical.
    (Source: Egora du 12.2.2013).

  • LA SAINT-VALENTIN

    Premier amour

    I

    Nous nous étions connus tout petits à l'école.
    Comme son père était de mon père voisin,
    Nous partions tous les deux sac au dos le matin
    Nos têtes s'encadraient d'une même auréole.

    Dans la rose candeur du sourire enfantin,
    Nous étions bons amis. Quand les flots du Pactole
    Roulaient chez l'un de nous, par hasard, une obole,
    Nous divisions toujours en deux parts le festin.

    Souvent, aux lendemains de mes fainéantises,
    Me laissant consulter en route son devoir,
    Elle sut m'épargner l'horreur du cachot noir.

    Moi, je grimpais pour elle à l'arbre des cerises,
    Pour elle je pillais la vigne et le pommier,
    Et je la défendais comme un bon chevalier.

    II

    Plus tard, à l'âge d'or où dans notre poitrine
    Vibre l'enchantement des frissons amoureux,
    A l'âge où l'on s'égare au fond des rêves bleus,
    Sans songer à demain et ce qu'il nous destine,

    Sous les érables du grand parc, à la sourdine,
    Nous nous cachions, loin des oreilles et des yeux,
    Et, son front virginal penché sur mes cheveux,
    Ensemble nous lisions le divin Lamartine.

    Oui ! nous avons vécu l'âge de nos seize ans
    Où le coeur entend mieux ce que la lyre exprime,
    Parmi les vers d'amour frappés au coin sublime.

    Oui ! nous avons connu les baisers innocents,
    Sur le lac de cristal que la nacelle effleure,
    Devant le livre ouvert à la page où l'on pleure.

    III

    Comme ils coulaient heureux ces beaux jours d'autrefois !
    Comme nous nous aimions avec nos âmes blanches !
    Dans les sentiers discrets émaillés de pervenches
    Qu'épargnaient en passant ses brodequins étroits,

    Nous allions écouter l'harmonieuse voix
    Des souffles attiédis qui chantaient dans les branches ;
    Nous mêlions au murmure infini des grands bois
    L'écho de nos serments et de nos gaîtés franches.

    Fervents du clair de lune et des soirs étoilés,
    Nous allions réveiller les nénufars des plages,
    Inclinant sur les flots leurs corps immaculés.

    Et nous aimions unir nos riantes images
    Aux scintillants reflets des milliers d'astres d'or,
    Dans l'immense miroir du Saint-Laurent qui dort.

    Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes)

  • LES AMIS

    Si l'on a la chance, lorsqu'on est enfant et adolescent, de bénéficier de parents ouverts qui nous permettent d'accueillir nos amis à la maison et d'entretenir une chouette auberge espagnole, on peut sans doute les imiter et continuer la tradition.
    Mais ce n'est que bien plus tard dans la vie que l'envie de retenir ses amis se fait sentir et c'est dans la vieillesse qu'on les apprécie le plus: "il n'est pas bon que l'homme soit seul" dit la Bible!
    Les amis aident à vivre! Ils sont aussi comme les bons violons, plus ils sont âgés, plus ils s'améliorent.

    Et voici la petite chanson sur l'amitié chantée par Françoise. Hardy bien sûr!
    http://www.youtube.com/watch?v=hOk5rTRS9Yg

    Texte: Jean-Max Rivière
    Musique: Gérard Bourgeois
    1965

    Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
    Avec soleil et pluie comme simples bagages
    Ils ont fait la saison des amitiés sincères
    La plus belle saison des quatre de la terre

    Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
    Et la fidélité des oiseaux de passage
    Dans leur coeur est gravée une infinie tendresse
    Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse

    Alors, ils viennent se chauffer chez moi
    Et toi aussi tu viendras

    Tu pourras repartir au fin fond des nuages
    Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
    Donner autour de toi un peu de ta tendresse
    Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

    Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
    Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
    S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
    J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines

    Alors, peut-être je viendrai chez toi
    Chauffer mon coeur à ton bois

  • RÉGÉNÉRATION

    Des tissus artificiels pourraient être créés grâce à une imprimante 3D, par superposition de couches:
    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/des-cellules-souches-pour-creer-des-organes-par-impression-3d_44469/

  • SINGES ET DAUPHINS

    Deux petites histoires intéressantes qui ont en commun, des femelles et du sens pratique!

    Sur une île japonaise (Koshima) des macaques étaient nourris avec des patates douces mais comme on les leur jetait sur du sable, ces aliments n'étaient pas propres. Ainsi une femelle prit l'habitude de les laver. Puis, elle enseigna cette technique aux autres singes. Cette nouvelle habitude s'étendit mystérieusement aux colonies de singes d'autres îles et même sur le continent. Ils furent alors surnommés "les laveurs de patate". (The Hundredth Monkey par Ken Keyes Jr., signalé dans le forum des cerclosophes).

    Ceci se passait en 1952. Que dire alors de l'habitude de femelles dauphins*, semblant dater du XIXe siècle, qui utilisent des éponges au bout de leur nez pour chasser des poissons indétectables car enfouis très profondément. Ainsi pour ne pas se blesser le nez, ces cétacés utilisent cette technique et la transmettent à leurs filles (Article par Anna Kopps dans la revue Animal Behavior, oct. 2012, signalé par Futura-Sciences, 25 oct. 2012).
    *Observée uniquement dans la Baie des requins, en Australie

  • ABRAHAM LINCOLN

    Le film sur cet incroyable Président est sorti récemment.

    Voici le discours qu'il a prononcé après la bataille de Getttysburg, celle qui fut la plus meurtrière de la guerre de Sécession, au cimetière du même nom.

    « Il y a quatre-vingt sept ans, nos pères ont donné naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

    Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation, ainsi conçue et vouée au même idéal, peut résister au temps. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous sommes venus consacrer une part de cette terre qui deviendra le dernier champ de repos de tous ceux qui sont morts pour que vive notre pays. Il est à la fois juste et digne de le faire. Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se sont battus ici l'ont consacré bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser.

    Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, il ne s'en souviendra pas longtemps, mais il ne pourra jamais oublier ce que les hommes ont fait. C'est à nous les vivants de nous vouer à l'œuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise. C'est à nous de nous consacrer plus encore à la cause pour laquelle ils ont offert le suprême sacrifice ; c'est à nous de faire en sorte que ces morts ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu'avec l'aide de Dieu notre pays renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple*, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre »


    *Phrase apparaissant dans l'article 2 de la Constitution française