20/02/2013

PEINE DE MORT

Dans le quotidien le Temps d'aujourd'hui se lit un article émouvant sur une femme dont la fille a été victime d'un crime. Contrairement à toute attente, cette mère refuse que le coupable soit exécuté. Elle pense que la peine de mort est ignoble. Dans le même quotidien, Michel Porret parle de Cesare Beccaria (en introduction au colloque international sur cette figure du siècle des lumières qui commence demain) qui lutta contre la peine de mort en 1764 déjà. Au Tibet, le roi Songtsen Gampo l'interdit au VIIème siècle.

"C'est dans le Code sumérien du roi Ur-Nammu régnant en Mésopotamie, 2100 environ avant J.C., qu’on trouve la première codification connue de la peine de mort. Elle stipulait que les crimes de meurtre, viol, vol et adultère doivent être punis de mort. Trois siècles plus tard, le fameux Code du roi Hammurabi (Babylone) prescrivait la peine de mort pour vingt-cinq crimes différents. Au septième siècle avant J.C., les lois draconiennes d'Athènes instituèrent la peine de mort comme unique sentence pour tous les crimes, depuis le vol d'une pomme dans un verger jusqu'au meurtre avec préméditation et à la trahison. Ceux qui étaient reconnus coupables d'un crime capital étaient crucifiés, noyés, brûlés ou empalés." (extrait du site http://www.rogermcgowen.org/peine_de_mort.html).

Il y a donc 4113 ans de preuves écrites sur les tergiversations que ce sujet a provoqué dans la tête des législateurs, rois ou simples citoyen-nes. C'est trop long.

Voir aussi l'article du Matin du 10.2.2013 http://www.lematin.ch/suisse/La-Suisse-reclame-l-abolitio...

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