12/01/2013

PAS NOTRE FAUTE!

"Résolution numéro 1 en ce début d’année, la pratique d’un sport a souvent du mal à être poursuivie au-delà des premières semaines de l’année! Des chercheurs français (Cnrs, Université de Bordeaux) viennent de montrer qu’un substratum biologique existait derrière cette perte de l’appétance à l’activité physique. "L’incapacité à ressentir du plaisir lors de l’activité physique, souvent citée comme une cause de non adhésion partielle ou totale à un programme d’exercice physique, indique que la biologie du système nerveux est bel et bien en jeu", explique Francis Chaouloff, directeur de recherche Inserm au NeuroCentre Magendie (Unité mixte Inserm 862, Université Bordeaux Ségalen).

Ce chercheur et ses collaborateurs ont réussi à identifier les mécanismes neurobiologiques sous-tendant l’inactivité physique. Ils ont confirmé, en analysant différentes lignées de souris mutantes pour ce récepteur, le rôle fondamental des récepteurs aux cannabinoïdes de type CB1 qui jouent un rôle régulateur dans les circuits de motivation et de récompenses. L'originalité de cette étude réside dans le fait que, les chercheurs estiment que l’exercice entre dans le cadre des récompenses naturelles régulées par le système endocannabinoïde.

"Si cette hypothèse motivationnelle est validée, ce récepteur jouerait donc plus un rôle dans l’adhérence à l’exercice que dans les performances physiques stricto sensu", expliquent les chercheurs. Ils considèrent que ces travaux ouvrent aussi de nouvelles voies de recherche quant aux médiateurs du plaisir, voire de l’addiction, associés à la pratique régulière de l’exercice physique. "Au-delà des endorphines, il nous faut considérer les endocannabinoïdes comme un autre médiateur potentiel des effets positifs de l’exercice physique sur notre humeur".

Trouvé sur le site egora.fr

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