13/11/2012

ICONOCLASTE

Et si l'on part de l'idée que lorsqu'une personne passe de l'autre côté, là où il n'y a plus de frontières, son âme ou sa personnalité s'emboîte dans celles qui l'ont précédée? Que ce soit sa propre famille, ou le groupe qui professe ses mêmes idées.... Ainsi, ayant rejoint l'Unité, l'âme décuple sa force, tant que le mélange va dans la même direction. Euh?
Après tout, si l'on peut transformer un cristal en protéine dans notre monde (dixit dans l'incroyable conférence d'hier soir au Colloque Wright), quelles transformations ne pourraient-on pas imaginer dans l'autre monde?

Commentaires

Dans "L'autre monde" c'est HORS espace temps comme l'expliquait Georges Haldas! Merci.

Écrit par : cmj | 13/11/2012

Retrouvé votre explication dans un site sur Georges Haldas: "Pour ce chroniqueur du quotidien, compagnon de route de l'Internationale communiste pendant de longues années, la vie de tous les jours renferme des traces de la résurrection. L'exercice de la mémoire par exemple. Pour Georges Haldas, faire mémoire d'un être cher ne constitue pas un retour dans le passé, c'est plutôt rendre présent en nous ce qui est révolu en dehors de nous. « Il y a là un petit signe de la réalité de la résurrection. En effet, explique l'auteur de La légende du football, la mémoire renferme une zone qui échappe à l'espace et au temps, et qui ouvre un accès au Royaume de la résurrection où il n'y a plus d'espace-temps. »
Autre expérience du quotidien qui renvoie à la résurrection: Georges Haldas aime raconter un vécu de dédoublement personnel. Un jour à l'aube alors qu'il finissait de dormir, il se trouve à deux ou trois mètres au-dessus de son corps étendu. « J'étais à ce moment-là totalement libéré de mon enveloppe corporelle, tout en étant moi-même avec mon histoire, ma sensibilité, mes affects. J'étais vraiment non espace-temps. Je ne veux pas en faire un plat, parce qu'on pourrait me dire que c'était fantasmatique. Mais je crois néanmoins que c'est un signe de la résurrection. »
L'activité d'écrire recèle un troisième indice de la résurrection. « Les lettres et les mots d'une phrase couchés sur le papier doivent mourir pour que le sens se dégage. Toutes les lettres et tous les mots qui ont participé à la genèse du sens vivent dans le sens, mais libéré de l'espace et du temps où ils étaient sur la page. » Pour l'écrivain philosophe, la résurrection est fondamentalement un processus libérant en nous « la graine » qui échappe à l'espace et au temps." (Source: http://www.lafree.ch/details.php/fr/disciple.html?idelement=1249)

Un grand merci de nous avoir fait partager la définition de l'autre monde par cet écrivain si sensible.

Écrit par : NIN.À.MAH | 13/11/2012

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