LE VRAI JIHAD

"Le mot « Jihâd » ne signifie pas « guerre sainte ». Il désigne la lutte et l’effort. Les mots utilisés pour la guerre dans le Coran sont « Harb » et « Qitâl ». Le Jihâd quant à lui désigne la lutte sérieuse et sincère aussi bien au niveau individuel qu’au niveau social. C’est la lutte pour accomplir le bien et éradiquer l’injustice, l’oppression et le mal dans son ensemble de la société. Cette lutte doit être aussi bien spirituelle que sociale, économique et politique. Le Jihâd consiste à œuvrer de son mieux pour accomplir le bien. Dans le Coran, ce mot est employé sous ses différentes formes à 33 reprises. Il est souvent associé à d’autres concepts coraniques tels que la foi, le repentir, les actions droites et l’émigration (Hégire)." (Dr Muzammil Siddîqî)

Source: http://www.islamophile.org/spip/Le-Jihad-sa-vraie-signification-et.html

Commentaires

  • Excellent,

    Moi qui suis musulmane, je n'aurais pas pu faire une explication meilleur que que la vôtre.

    C'est bien de lire une personne d'une autre religion donner une explication objective.


    Beau travail !!

  • Le vrai jihad,
    La montée d'un islam fondamentaliste inquiète les autorités catalanes en Espagne.
    La Catalogne s'inquiète de la montée du discours fondamentaliste au sein de la communauté musulmane, forte de 350'000 membres dont 250'000 Marocains. Sur les 180 mosquées recensées plus de cinquante seraient contrôlées par des associations liées au salafisme. Le Monde 02/2010

  • Chère Madame, ce que vous allégué, nous le savons, concernant le Coran, le mot jihad signifie aussi des massacres d'infidèles !
    La vie de Mahomet n'était pas tant un combat intérieur mais plutôt une suite de guerres dans lesquelles les ennemis étaient bel et bien en chairs et en os !
    L'histoire travestit les mots, lorsque j'écris à un ancien combattant de la résistance, je ne vais pas le remercier pour sa précieuse collaboration, "inquisiteur", à perdu de son éclat avec les nombreuses persécutions de la "sainte" église, il y a des mots qui sont même proscrit, nègre qui n'est autre que la traduction de noir !
    Votre version du mot jihad, lui, a tout au long de son histoire eut un double sens, sa traduction en français est combattre, pratiquement tous les verbes ont en double sens ; combattre une maladie, combattre le mal etc. ne signifie en aucun cas qu'il ne s'agisse pas de combattre des anti-nazis, de combattre les résistants pour revenir à collaboration.
    Non votre discours ne veut rien dire, c'est ce que l'on appel, jouer avec les mots !

  • En bon musulman, Muzammil Siddîqî pratique la takkia, la tromperie visant à faire progresser la cause de l'islam. S’il est vrai que le terme jihad supporte l'acceptation d' "effort" ou de "lutte" dans un sens général, et que certains théologiens musulmans ont tâché d'introduire la notion de « grand jihad » (Jihad an-Nafs, la lutte contre ses propres mauvais penchants), par opposition au "petit jihad" (guerre sainte), il faut observer aussi que cette notion n’est apparue que très tardivement dans l’islam, est toujours restée très marginale, et que le jihad décrit dans le Coran et la sunna est, quand le sens exact en est précisé, très majoritairement le combat armé contre les non-musulmans, visant à leur conversion de gré ou de force, et à leur extermination pure et simple si la conversion se révèle trop problématique. (les termes « Harb » et « Qitâl » sont AUSSI utilisés, mais ce n'est pas exclusif, il s'agit s'implement de quasi-synonymes). Le but du jihad est clairement annoncé : il faut que l’islam, et l’islam seul, règne sur le monde entier (Coran, 2:193). C’est bien ce jihad là qui est présenté dans les textes comme le devoir le plus haut et le plus méritoire pour les musulmans, la chose la plus noble que puisse faire un croyant juste après le fait de croire proprement dit.

    Lisons ce qu'en dit le grand islamologue Bernard Lewis :

    Les grandes collections de hadiths renferment toutes une section consacrée au djihad, où la signification militaire l'emporte. La même chose est vraie des manuels classiques de la charia. Certains ont soutenu que djihad devait s'entendre en un sens moral et spirituel, plutôt que militaire.. De semblables arguments ont parfois été avancés par des théologiens chiites de l'âge classique, et plus fréquemment par des modernistes et des réformistes au XIX et XX siècles. Pourtant l'écrasante majorité des théologiens classiques, des juristes et tenants de la tradition, comprenaient l'obligation du djihad dans un sens militaire et l'ont examinée et interprétée en conséquence.

    Dans les ouvrages de droit, des règles minutieuses ont été posées, régissant le commencement, la conduite et la conclusion des hostilités et abordant des questions spécifiques, telles que le traitement des prisonniers et des populations conquises, le châtiment des espions, la disposition des avoirs ennemis et l'acquisition et la distribution du butin. Si les prescritions attestent un vrai souci des valeurs et des critères moraux, il est difficile de les donner pour une interprétation morale et spirituelle du djihad comme tel.

    Suivant l'enseignement musulman, le djihad est l'un des éléments de la profession de foi, une obligation imposée à tous les musulmans par Dieu par la révélation. Dans une guerre offensive, c'est une obligation pour la communauté musulmane dans sa totalité(fard kifaya) ; dans une guerre défensive, c'est une obligation personnelle pour tout musulman mâle adulte(fard 'ayn). [...] L'obligation du jihad se fonde sur l'universalité de la révélation musulmane. La parole de Dieu et le message de Dieu s'adresse à l'humanité ; c'est le devoir de ceux qui ont acceptés de peiner (djahada) sans relâche pour convertir ou, à tout le moins, pour soumettre ceux qui ne l'ont pas fait. Cette obligation n'a de limites ni dans le temps ni dans l'espace. Elle doit durer jusqu'à ce que le monde entier ait rallié la foi musulmane ou se soit soumis à l'autorité de l'Etat islamique. Jusqu'à ce moment, le monde est partagé en deux, la Maison de l'islam (Dar-al islam), où s'imposent la domination et la loi de l'islam, et la maison de la guerre (dar- al Harb) qui couvre le reste du monde. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécessaire, juridiquement et religieusement obligatoire, jusqu'au triomphe final et inévitable de l'islam sur l'incroyance. Selon les livres de droit, cet état de guerre pouvait être interrompu, si besoin était, par un armistice ou une trêve de durée limitée. Il ne pouvait pas se conclure par une paix, mais seulement par une victoire finale."

    Bernard Lewis, Le langage politique de l'Islam

  • Merci M. Eustache d’avoir commenté ce blog. Impossible de parler de l’Islam ou de tout autre système de pensée dans des termes totalement positifs ou négatifs. Les religions, comme l’Histoire, touchent d’abord l’intelligence émotionnelle. Celui qui a survécu à l’horrible bataille d’Alger en tant qu’habitant de la casbah, ne pourra sans doute pas parler des soldats français de manière élogieuse. Le film sur le sujet a d’ailleurs été censuré pendant longtemps en France. L’Europe a connu de multiples jihad(s) : les croisades, Cappel, Mühlberg, les massacres de Wassy et de la Saint-Barthélémy, la révocation de l’Edit de Nantes…. pour citer quelques événements qui ont marqué de fer rouge l’inconscient populaire. Ne tombons pas dans le piège de la peur.

  • Sa censure sec, il faudra fermer le blog tdg, c'est à ce genre de détail que l'on boit qu'il ne faut pas trop s'exprimer dans ce pays, où seuls les banquiers organisateurs de coups-d'états, les pédophiles avocats, les marchands d'armes, les blanchisseurs font la loi du silence, pas grand chose à envier à la libye !

  • mmm...intéressant votre commentaire!

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