16/12/2009

On n'est pas les seul(e)s!

Beaucoup se demandent si leurs problèmes de perte de mémoire n'arrivent qu'à eux. Mais non, les mécanismes étudiés nous rassurent (un peu!). Un élément perturbateur est le stress qui peut interférer avec la mémoire.  Un exemple:


 

Lors de votre repas de midi, vous surprenez la conversation de collègues qui parlent méchamment de vous, ce qui vous cause de la peine. Vous rejouez alors cette conversation dans votre tête sans cesse. Vous êtes subitement interrompu par votre patron vous faisant une requête inhabituelle. La nature stressante de l’événement de midi (perte du sens de contrôle, imprévisibilité, nouveauté, ego menacé) et les hormones du stress sécrétées peuvent vous empêcher de porter votre attention à cette requête et aux détails pertinents. Le stress interfère alors avec l’encodage.

Maintenant que votre patron vous a donné l’information nécessaire pour sa requête et que vous essayez d’assimiler l’information et de la consolider, le souvenir de la conversation du midi ressurgit et vous fait tout oublier. A ce moment, le stress interfère avec la consolidation.

Finalement, vous avez réussi à assimiler l’information fournie par votre patron. Le jour suivant, durant une réunion avec vos collègues (dont les malveillants), vous ne pouvez vous empêcher de repenser à cet événement. Au même moment, votre patron vous demande de partager l’information qu’il vous a précédemment donnée avec vos collègues. Vous rougissez et vous ne pouvez simplement plus vous souvenir de rien. Le stress que vous ressentez interfère avec votre capacité à vous remémorer ou à vous souvenir de cette information que vous aviez pourtant réussi à assimiler. Ici, le stress interfère avec la remémoration.

Typique?

 

Source: Centre d'étude sur le stress humain. Hôpital Louis H. La Fontaine

12:05 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

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