01/05/2009

La légende des Roms

Connaissez-vous l'intense histoire de la Passion? Certainement, mais voici celle qui accompagne le même récit, aussi émouvant que le destin des Roms. La voici en quelques lignes.


Des soldats romains cherchent un forgeron pour fabriquer les quatre clous nécessaires au supplice. Un Juif s'y refuse et ils le tuent. Puis un autre. Ils avisent un Rom qui vient de dresser sa tente et d'installer l'enclume. Ils le commandent alors, et il s'exécute. Ils emportent les trois premiers clous, forgés et refroidis,  disant qu'ils vont servir à crucifier Jésus. A cet instant, le Rom entend les voix tremblantes des forgerons assassinés de ne pas forger le quatrième clou. Les soldats romains s'enfuient, épouvantés. Le Tsigane finit néanmoins son ouvrage mais, lorsqu'il verse de l'eau sur le fer brûlant,  celle-ci s'évapore. Le fer reste ardent comme un corps vivant. Le forgeron verse encore de l'eau, mais le clou reste incandescent. Apeuré le Rom s'enfuit mais, parvenu à son nouveau campement, il installe sa forge où réapparaît le clou incandescent. Il verse de l'eau dessus toute la nuit, en vain. Plus loin, un Arabe lui demande de réparer une jante de roue brisée, et il utilise le clou pour la réparation, croyant s'en être débarrassé. Et ce clou apparaît toujours devant les tentes des descendants de l'homme qui forgea les clous pour crucifier Jésus. Et quand le clou, apparaît les Roms fuient. C'est pour cela qu'ils se déplacent toujours. C'est pour cela aussi que Jésus fut crucifié avec trois clous seulement, et ses pieds placés l'un sur l'autre et percés d'un seul clou.

Mais la légende a des variantes, elle nous dit aussi, que les soldats avait ordonné au forgeron de faire 5 clous. Le forgeron avala le 5ème clou disant qu'il l'avait perdu. Grâce à ce mensonge, Jésus-Christ n'eut pas le coeur tranpercé. et comme récompense, il accorde aux Roms le droit de mentir et de mendier.  

 

 

Deux sources: J.-P. CLÉBERT, Les Tziganes, Paris, Arthaud, 1961 ; et C. RULLEAU, Les Tziganes, Diagrammes, 112, 1966, p. 42.

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