Lettre ouverte au Président Ahmadinejad

Et si j'étais vous,  Monsieur le Président?

Je commencerais par m'exprimer sur la prochaine libération de la journaliste Madame Roxana Saberi (www.lepoint.fr) et utiliserais la plateforme de la conférence de Durban II pour le faire savoir. 

 

 

 

Pour info sur la réunion, ordre du jour, etc. voir  www.unhchr.ch/french/html/racism/02-allregional_fr.html

Je me référerais alors aux articles 1 à 10 de la déclaration des droits de l'homme; l'Iran étant un état membre de l'ONU depuis le 24 octobre 1945, il se doit de la respecter.

Art. 1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Art. 2 1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.  Art. 3 Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Art. 4 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. Art. 5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.  Art. 6 Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. Art. 7 Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. Art. 8 Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.  Art. 9 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. Art. 10 Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.   www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

 

J'expliquerais tout ce que je fais pour contrer le racisme dont je donnerais la définition subtile utilisée sur le site de la Commission fédérale contre le racisme : « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelle ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ou un privilège. »  (Albert Memmi, Le racisme, Gallimard, 1982).

 

Je commencerais par regarder ce qui peut être amélioré en Iran pour la lutte contre le racisme et je déclarerais que je ferais abroger la loi sur la lapidation pour adultère car elle est contraire à l'article 12 de la Déclaration: nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

 

Je lancerais une initiative pour combattre les injustices provoquées par le racisme qui regarderait vers le futur et qui ferait oublier les erreurs du passé, tant pour mon pays que pour ceux qui ont été accusés de maltraiter les droits humains.  Dans cette initiative, je proposerai de réparer ces erreurs non par l'octroi de sommes d'argent mais par des actes.

 

 En parlant ainsi, je sais que je me ferais respecter.

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